« La pédophilie m’a été donnée par nature » : au deuxième jour de son procès pour le meurtre de Jonathan, Martin Ney livre un témoignage inquiétant

Martin Ney n’a pas choisi de garder le silence. Mercredi 20 mai à Nantes (Loire-Antlantique), au deuxième jour de son procès pour le meurtre de Jonathan, 10 ans, il a répondu à toutes les questions du tribunal sur sa vie psychique et sexuelle. À 55 ans, l’agresseur d’enfants a donné des réponses aussi polies que froides.

Originaire de Brême, en Allemagne, M. Martin Ney a été condamné à la réclusion à perpétuité par la justice allemande en 2012 pour le meurtre entre 1992 et 2001 de trois garçons âgés de 13, huit et neuf ans, et pour un certain nombre d’agressions sexuelles survenues principalement alors qu’ils pénétraient, portant voiles et barrières, dans des zones de vacances.

La nouvelle affaire concerne le meurtre de Jonathan Coulom, enlevé dans sa chambre d’école maritime en France, tué et abandonné dans une piscine en 2004. Mardi, au premier jour du procès, Martin Ney a confirmé qu’il n’avait pas commis cet assassinat.

Lors de l’enquête, il s’est toujours décrit comme « solitaire », « fermé » et n’a jamais entretenu de relation. Interrogé mercredi sur cette partie de sa vie, il a cité deux « relations importantes ». Ce sont tous des enfants.

La première est celle qu’elle a eue avec Christian, un garçon de 12 ans, lors de sa rencontre. Comme si on se souvenait France 3ce dernier a été placé au domicile de Martin Ney entre 1996 et 2000, date à laquelle l’accusé est devenu famille d’accueil.

Elle dit qu’elle a été attirée par le garçon dès le début mais insiste sur le fait qu’elle « n’a jamais rien essayé ». « C’était inimaginable d’avoir une relation père-fils et d’avoir une relation avec lui », a déclaré Martin Ney. Cette affirmation semble cadrer avec le témoignage de Christian qui, lors de l’enquête allemande, a montré qu’il n’était pas ressuscité.

Dans le même temps, le violeur abdique sa responsabilité en rejetant la faute sur la victime, comme il l’a fait à plusieurs reprises auparavant. Il accuse au contraire le jeune chrétien d’avoir eu des « comportements provocateurs », comme « baisser son pantalon » ou « montrer son pénis », et admet que cela « le rendait heureux ».

« Je ne vois rien de mal à avoir une relation père-fils et je le trouve beau », a-t-il ajouté lorsque le tribunal l’a interrogé.

La deuxième relation présentée par l’accusé concerne un jeune homme nommé Sebastian, qu’il a rencontré alors qu’il était enseignant dans un groupe de jeunes à Hambourg. Au moment de leur rencontre, l’enfant avait 9 ans et le premier viol s’est produit il y a environ un an.

Encore une fois, l’agresseur rejette la responsabilité sur la victime. « Un soir, j’étais avec lui et lui-même a commis des actes sexuels, il m’a pris la main pour la mettre sur son sexe et j’ai senti qu’il s’était évanoui », a-t-elle raconté.

« Je n’ai pas essayé d’être baby-sitter »

Sebastian a été interviewé dans le cadre d’une étude menée en Allemagne. Il a déclaré avoir été battu par Martin Ney pendant plusieurs années, tant au domicile que chez le délinquant.

Ce dernier souligne de son côté que la victime n’est pas « honnête » et « n’assume pas la responsabilité de cette relation » car elle « est issue d’une famille où l’homosexualité est condamnée ». En réponse à ces commentaires, le président a insisté sur le fait que la relation était illégale et minoritaire à l’époque. Mais Martin Ney ne parlait que de relations « homosexuelles », entre deux hommes.

Plein de contradictions, il a répété à plusieurs reprises qu’il connaissait le caractère « illégal » et « interdit » de ses actes, tout en faisant preuve d’une fuite dangereuse. « La pédophilie est une sexualité qui m’a été donnée naturellement », dit-il. « Je ne sais pas si ça peut être guéri, c’est un phénomène naturel, je n’ai pas essayé d’être baby-sitter. »

Selon et FigaroMartin Ney a raconté avoir été agressé sexuellement par un homme au bord d’une piscine alors qu’il avait 12 ans. C’est vers cet âge qu’il dit avoir commencé à « attirer » de très jeunes enfants, « qui vont faire du babysitting ». Il a pris conscience de sa pédophilie à l’âge de 16 ans, même si à l’époque il « ne connaissait pas cette notion ».

Il a également pris conscience de l’homosexualité, qu’il a tenté de supprimer car « c’était une grande abomination en Allemagne à l’époque », selon lui. Jusqu’à l’âge de 20 ans, l’accusé n’a eu aucune expérience sexuelle autre que la maltraitance envers les enfants. Plus tard, elle a déclaré avoir eu des relations sexuelles avec des hommes plus âgés qu’elle, sans avoir de petit ami.

Avant son arrestation, ses liens étaient principalement vers Internet et des forums. De son propre aveu, il avait peur d’être exposé en prenant le risque de fréquenter des personnes qui ne partageaient pas ses défauts.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

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