Deux enquêtes ont été ouvertes après la mort d’un garçon d’une soixantaine d’années tué par un gendarme du GIGN dans les Pyrénées-Orientales.
Le parquet de Perpignan a ouvert deux enquêtes après le décès, dans la nuit de mardi à mercredi 29 avril, d’un homme armé d’une soixantaine d’années, tué à son domicile par un gendarme du GIGN après avoir refusé de se rendre aux policiers, selon un communiqué publié par le procureur.
Une autre enquête concerne des menaces de mort et des coups de feu de la part de l’homme de 65 ans contre son voisin, qui n’a pas été blessé et avec qui la victime s’est disputée.
Un homme « manifestement ivre »
En lien également avec la « tir mortellement pratiqué par le gendarme du GIGN », a indiqué à la presse le vice-procureur de Perpignan, Nicolas Brignol.
Les faits se sont déroulés dans le village de Las Illas, dans les Pyrénées-Orientales, tout près de la frontière avec l’Espagne. L’agresseur, « apparemment ivre et très en colère », s’est alors enfermé dans sa maison.
Après avoir été appelés par la femme d’un voisin après une dispute survenue vers 2 heures du matin, les gendarmes ont appelé le GIGN. Devant le refus de l’homme de céder, l’équipe d’intervention est entrée dans la maison.
Le gendarme « se sentait vulnérable »
A l’arrivée des gendarmes, le suspect, allongé sur son lit à côté de sa compagne, s’est levé et s’est emparé d’une arme à feu, selon un communiqué.
Nicolas Brignol a déclaré : « Voyant qu’il était en danger, un des militaires a utilisé son arme de service et l’a grièvement blessé à la poitrine. Le décès a été signalé « quelques minutes plus tard ».