« On dirait des sardines »… Les habitants d’un petit port de Marseille sont aux prises avec le tourisme.

Surtourisme – Les habitants du petit port du Vallon des Auffes, véritable carte postale de Marseille, s’opposent à l’ouverture d’un nouveau centre hybride entre art et gastronomie et critiquent le tourisme et ses problèmes.

Une eau verte qui invite à la baignade. Les quelques filets de pêcheurs restants sont arrivés au port face à la corniche Kennedy. Une rangée de bars et de restaurants, certains célèbres à l’intérieur Marseille. Et puis la mer, aussi loin que l’horizon permet de la voir. Côté postes marseillais, difficile de faire mieux que le Vallon des Auffes. Ce site est avant tout des références étrangerscependant Certains annonceurs Instagram qui souhaitent des clics parlent de « lieux cachés » de Marseille.

Si cela avait été le cas, une vingtaine de riverains ne se seraient pas rassemblés, vendredi après-midi, sous la pancarte « Non à l’ouverture du sixième restaurant ». Ils imputent la pollution sonore et la laideur de la fréquentation croissante de ce joli petit port au cœur d’une ville de 800 000 habitants, à l’origine de l’explosion touristique de la dernière décennie.

« Le soir on peut compter 400 ou 500 personnes et certains dorment la nuit, en se barricadant, dans les cours, dans la cour ou près de la piscine », se plaint Fabienne, qui argumente : « On nous parle de tourisme et de ville durable, on fait des réunions, mais les gens de bonne conduite sont désormais les bienvenus. Il y a de plus en plus de monde, et tellement qu’ils ressemblent à des sardines », poursuit Serge, 72 ans, qui est (…)

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