Un gardien tué à Nogent : le collégien a été condamné à 18 ans de prison

Un adolescent de 15 ans a été condamné jeudi 16 juillet à 18 ans de prison pour le meurtre du directeur de son collège l’année dernière en Haute-Marne, une affaire qui a suscité l’indignation dans tout le pays.

Cette décision, saluée devant le tribunal, est conforme à ce que demandait le ministère public. En raison de sa jeunesse, l’accusé a été jugé par le tribunal pour enfants de Chaumont, et encouru 20 ans de prison.

Contrairement à la demande du ministère public, le tribunal a accepté le changement de conscience du jeune homme au cours des événements, estimant qu’il souffre d’un « délire de torture », selon le président.

Mais le tribunal a rejeté la réduction de la peine du tiers en raison du changement de conscience, de la « profondeur des faits » et du fait que l’accusé n’a pas montré « de regret, ni de tristesse, ni de regret pour la situation », a souligné le Président.

Invoquant son « danger pour la santé mentale » qui présente un « risque important de sanction supplémentaire », le tribunal a combiné sa peine de prison avec dix ans de surveillance judiciaire, et l’a placé en probation.

Il n’y a pas de « plainte particulière » pour la victime

Dans la matinée du 10 juin 2025, Mélanie, 31 ans, assistante pédagogique au collège Françoise-Dolto de Nogent, village du Haut-Marne habituellement paisible de 3 500 habitants, a été abattue devant sa maison. Elle était maman d’un petit garçon.

Ce qui s’est passé devant de nombreux témoins, lors de la fouille anonyme des sacs des élèves par la police devant l’école, qui visait à identifier d’éventuelles armes.

Alors élève de troisième dans l’établissement et âgé de 14 ans, le jeune homme a été immédiatement mis en échec par le gendarme, blessant la main de ce dernier lors de son interpellation.

Lors de sa garde à vue, il a déclaré aux enquêteurs n’avoir « aucune plainte » à l’encontre de Mélanie, mais vouloir s’en prendre au surveillant, « tout le monde ».

Sans casier judiciaire jusqu’alors, il aurait élargi sa carrière quelques jours plus tôt, après qu’un surveillant lui ait « appris » lorsqu’il embrassait sa petite amie à l’école, avait alors précisé le procureur de Chaumont, Denis Devallois.

Survenus lors d’une série de fusillades dans des écoles, ces meurtres ont eu un impact majeur sur la nation, notamment dans les domaines politique et éducatif.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

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