Un ancien enseignant défie à nouveau le couple Bayrou
Elle est la première adulte à avoir tenté d’alerter les autorités. Françoise Gullung, professeur de mathématiques à Bétharram Entre 1994 et 1996, témoignez parmi nos collègues Médiat de son expérience au sein de l’école.
Celui qui est venu à l’aide d’étudiants victimes de mauvais traitements physiques accuse Élisabeth Bayrou, enseignant en catéchisme dans l’établissement pendant la même période et épouse de François Bayrou, d’avoir laissé ces actions.
« J’avais été choqué que Madame Bayrou ne me traverse à côté d’une salle de classe sur laquelle nous avons entendu un adulte frapper un enfant, nous avons entendu les coups, il criait et l’enfant pleurait et demandait des remerciements », a-t-elle.
« J’avais l’impression que pour elle, ces enfants étaient d’une espèce inférieure à sa famille. C’est-à-dire que ces enfants, il était normal que nous les battions », poursuit Françoise Gullung.
« Oui, sur dramatiser »
De plus, elle accuse François Bayrou d’avoir ignoré et minimisé ses alertes. En mars 1995, lors d’une présentation de décoration à Pau, s’est retrouvé à le rencontrer. Ce dernier était alors président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques mais surtout ministre de l’Éducation nationale.
« Je lui ai dit » il est absolument nécessaire de faire quelque chose à Betharram, parce que c’est très grave. Je pense que c’est très sérieux. Je l’entends répondre: « Oui, nous dramatisons » « , il témoigne-t-il dans MediAtart.
« Je lui ai dit: » Non, nous ne dramations pas, c’est vraiment sérieux « . Et puis je suis parti (…) s’il avait agi, trente ans de souffrance qui n’auraient pas eu lieu », poursuit-elle.
Contacté par BFMTV, l’entourage de François Bayrou estime que « cet article est un délire dangereux. Aujourd’hui, la seule chose qui compte est de permettre aux victimes d’être entendues, de trouver une indemnisation et de voir la réponse des coupables de leurs actions.
Encore une fois, comme interrogé sur le scandale ce mardi à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a de nouveau revendiqué son innocence dans cette affaire, se référant à la faute aux ministres du gouvernement de Lionel Jospin.