Le télescope spatial Hubble voit des « queues » jumelles inattendues de l’impact d’un astéroïde de la NASA
Une semaine ou deux après qu’un vaisseau spatial de la NASA a percuté un astéroïde, les scientifiques ont repéré quelque chose d’inattendu : la roche spatiale a poussé deux queues.
La mission DART (Double Asteroid Redirection Test) a percuté un petit astéroïde appelé Dimorphos le 26 septembre pour tester une technique potentielle de protection de la Terre contre un astéroïde en collision avec notre planète. En deux jours, la pression de rayonnement du soleil a poussé les débris d’impact dans une queue, comme celle d’une comète, longue d’environ 6 000 milles (10 000 kilomètres).
Mais maintenant, une nouvelle image du télescope spatial Hubble montre que Dimorphos a fait germer non pas une, mais deux queues, un développement que le personnel de la NASA a appelé « inattendu » dans un communiqué. (s’ouvre dans un nouvel onglet).
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Si l’astéroïde lui-même est le centre d’une horloge, DART est arrivé à partir de 10 heures. Les lignes lumineuses à 1h, 7h et 10h ne sont pas des débris ; ce sont des pointes de diffraction causées par l’optique de Hubble. Les deux queues apparaissent à 2h et 3h, selon un communiqué (s’ouvre dans un nouvel onglet) de l’Agence spatiale européenne, partenaire de la mission Hubble.
La deuxième queue s’est développée entre le 2 et le 8 octobre, note le communiqué de la NASA. Hubble a observé l’astéroïde 18 fois depuis l’impact.
Les astronomes ont vu des queues jumelles similaires se développer dans les comètes, donc le développement n’est pas une surprise totale. Pourtant, les scientifiques ne savent pas encore exactement comment la deuxième queue s’est formée, selon la NASA.
Le fait que Dimorphos ait perdu suffisamment de matière pour former une si grande queue reflète la gravité de l’impact. L’objectif principal de la mission DART était de mesurer combien de temps la collision a coupé l’orbite de Dimorphos autour d’un plus gros astéroïde nommé Didymos. La mission devait raccourcir l’orbite, à l’origine de 11 heures et 55 minutes, de 73 secondes, bien que les scientifiques aient estimé avant l’arrivée que le changement aurait pu atteindre des dizaines de minutes. Au lieu de cela, l’orbite s’est raccourcie de 32 minutes, a annoncé le personnel de la mission plus tôt ce mois-ci.
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