La vie dans l’espace ? Les astronomes disent que la recherche est une priorité absolue

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Un nouveau rapport recommande la construction d’un télescope de 11 milliards de dollars pour aider à explorer les origines des trous noirs, des galaxies et de l’univers.

Une enquête américaine auprès d’astronomes place la recherche de vie extraterrestre en tête de leur liste de choses à faire pour les 10 prochaines années.

Dans un rapport publié jeudi par l’Académie nationale des sciences, de l’ingénierie et de la médecine, les astronomes ont souligné la nécessité de poursuivre la chasse aux planètes potentiellement habitables encerclant d’autres étoiles, en s’appuyant sur les progrès extraordinaires déjà réalisés. Le but ultime, ont-ils noté, est de capturer des images de tous les mondes semblables à la Terre qui pourraient être là-bas.

La vie sur Terre peut être le résultat d’un processus commun, ou elle peut nécessiter un ensemble de circonstances si inhabituel que nous sommes les seuls êtres vivants dans notre partie de la galaxie, ou même dans l’univers. L’une ou l’autre réponse est profonde, indique le rapport.

Cette image composite mise à disposition par la NASA montre la galaxie NGC 4258, également connue sous le nom de M106, à environ 23 millions d’années-lumière de la Terre [NASA/CXC/JPL-Caltech/STScI/NSF/NRAO/VLA via AP]

Les décennies à venir mettront l’humanité sur la voie de déterminer si nous sommes seuls.

Également classé haut : explorer les origines et l’évolution des trous noirs, des étoiles à neutrons, des galaxies et de l’univers entier.

Dans le même temps, le rapport de 614 pages a souligné la nécessité d’une plus grande diversité parmi les rangs de l’astronomie toujours majoritairement masculins et a suggéré que la NASA envisage une diversité d’équipes scientifiques lorsqu’elle distribue de l’argent pour la recherche ou des projets.

L’enquête est réalisée tous les 10 ans et s’appuie sur des dizaines de scientifiques principalement basés aux États-Unis.

Des techniciens soulèvent le miroir du télescope spatial James Webb dont le miroir en or à 18 segments est spécialement conçu pour capturer la lumière infrarouge des premières galaxies qui se sont formées au début de l’univers [Laura Betz/NASA via AP]

Le dernier rapport recommandait à la NASA de créer un nouveau bureau pour superviser les observatoires spatiaux et les missions qui se chevauchent au cours des prochaines décennies. Le premier devrait être un télescope nettement plus gros que le télescope spatial Hubble et capable de repérer des planètes 10 milliards de fois plus faibles que leurs étoiles, selon le rapport.

Une fois que les technologies nécessaires seront prêtes, ce télescope pourrait être prêt à être lancé dans les années 2040 pour environ 11 milliards de dollars, suivi d’autres méga-observatoires pour des milliards de dollars.

Mais le rapport soulignait également la nécessité de missions plus petites et plus modestes. Le lancement d’un vaisseau spatial par décennie avec un plafond de coût de 1,5 milliard de dollars, a-t-il déclaré, équilibre la science avec l’opportunité.

Le rapport a noté la menace dans les années passées de dépassements de coûts et de retards dans les grands projets.

Le télescope spatial James Webb dirigé par la NASA et conçu pour balayer l’univers primitif et explorer les atmosphères d’autres mondes, qui doit enfin décoller le mois prochain, en est un excellent exemple. Pourtant, son lancement promet d’être une occasion capitale qui façonnera le cours de l’astronomie et de l’astrophysique dans les décennies à venir, note le rapport.

Le rapport parrainé par la NASA, la National Science Foundation, le département américain de l’Énergie et l’US Air Force a noté que l’enquête avait été menée pendant une crise sanitaire. Alors que la pandémie a souligné l’importance de la science, les impacts économiques et sociaux ultimes de la pandémie restent flous, ce qui ajoute à l’incertitude du paysage futur.

M66, la plus grande des galaxies du triplet du Lion, a des bras spiraux asymétriques et un noyau apparemment déplacé probablement causé par l’attraction gravitationnelle des deux autres membres du trio [NASA, ESA, Hubble Heritage (STScI/AURA)-ESA/Hubble Collaboration via AP]

Le rapport a exhorté la NASA, la National Science Foundation et le Département de l’énergie à traiter le harcèlement et la discrimination comme des formes d’inconduite scientifique, à ajouter plus de diversité à ses niveaux supérieurs et à tenir compte de la diversité lors du financement d’un projet.

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