La mission spatiale de la NASA fait le point sur les émissions de dioxyde de carbone par pays
Nos estimations descendantes fournissent une estimation indépendante de ces émissions et absorptions, donc bien qu’elles ne puissent pas remplacer la compréhension détaillée des processus des méthodes ascendantes traditionnelles, nous pouvons vérifier la cohérence des deux approches, a déclaré Philippe Ciais, auteur de l’étude et directeur de recherche à le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement en France.
Suivi du carbone
L’étude offre une image complexe du carbone se déplaçant à travers les terres, les océans et l’atmosphère de la Terre.
En plus des impacts humains directs pris en compte par les inventaires nationaux, les écosystèmes non gérés comme certaines forêts tropicales et boréales où les humains ont une empreinte minimale peuvent séquestrer le carbone de l’atmosphère, réduisant ainsi le réchauffement climatique potentiel.
Les inventaires nationaux sont destinés à suivre l’impact des politiques de gestion sur les émissions et les absorptions de CO2, a déclaré l’auteur de l’étude, Noel Cressie, professeur à l’Université de Wollongong en Australie. Cependant, l’atmosphère ne se soucie pas de savoir si le CO2 est émis par la déforestation en Amazonie ou les incendies de forêt dans l’Arctique canadien. Les deux processus augmenteront la concentration de CO2 atmosphérique et entraîneront le changement climatique. Par conséquent, il est essentiel de surveiller le bilan carbone des écosystèmes non gérés et d’identifier tout changement dans l’absorption de carbone.
Pour l’avenir, les chercheurs ont déclaré que leur projet pilote pourrait être affiné pour comprendre comment les émissions des différents pays évoluent.
Des observations soutenues et de haute qualité sont essentielles pour ces estimations descendantes, a déclaré l’auteur principal Brendan Byrne, scientifique au Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie du Sud. Les observations continues de l’OCO-2 et des sites de surface nous permettront de suivre l’évolution de ces émissions et absorptions au fur et à mesure de la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Les futures missions internationales qui fourniront une cartographie élargie des concentrations de CO2 à travers le monde nous permettront d’affiner ces estimations descendantes et de donner des estimations plus précises des émissions et des absorptions des pays.
Lancé en 2014, le satellite OCO-2 cartographie les concentrations de dioxyde de carbone naturel et artificiel à l’aide de trois spectromètres de type caméra. Ces appareils sont réglés pour détecter les spectres uniques, ou signature lumineuse, du dioxyde de carbone. Ils mesurent le gaz indirectement par la quantité de lumière solaire réfléchie qu’il absorbe dans une colonne d’air donnée.
Le projet OCO-2 est géré par JPL. Caltech gère le JPL pour la NASA. Pour en savoir plus sur la mission, rendez-vous sur :
https://ocov2.jpl.nasa.gov