Incendies de forêt : à quels risques les allume-feu sont-ils confrontés devant les tribunaux ?
Plus de 1 900 hectares ont déjà été détruits dans la forêt de Fontainebleauet deux suspects ont été arrêtés. Il serait à l’origine du deuxième incendie qui s’est déclaré lundi 13 juillet dans l’après-midi dans le « poumon vert de Paris », toujours aux mains des forces de l’ordre mardi.
Ils font partie de 59 personnes ont été arrêtées Dans toute la France, en pleine sécheresse et sécheresse, ils seraient liés à des incendies qui ont déjà consumé des milliers d’hectares.
Jusqu’à 10 ans de prison pour incendie criminel
Si les suspects sont traduits devant les tribunaux après leur détention, ils se voient infliger des sanctions qui varient en fonction de la nature des crimes commis. Selon les données de ministère de la Justicetoute personne qui allumerait un incendie sans s’en rendre compte encourt 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende.
La peine peut être de 5 ans et 75 000 euros d’amende si l’incendie a provoqué des blessures et une incapacité de travail pendant plus de huit jours. Elle passe également à 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende si l’incendie fait la mort d’une ou plusieurs personnes.
Les sanctions sont plus sévères lorsque l’incendie a été déclenché intentionnellement. L’auteur risque jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. Une peine de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende si une ou plusieurs personnes meurent dans un incendie. Des options supplémentaires peuvent être ajoutées à la portée de la peine, comme un régime d’assurance médicaments.
Par exemple, en 2025, un ancien pompier volontaire a été condamné à 2 ans de prison, obligation de diligence et d’indemnisation des Etats parties pour avoir déclenché un incendie dans le Jura, qui a détruit plus de 230 hectares de forêt, il y a trois ans.
Concernant l’incendie de Fontainebleau, le ministre de l’Intérieur avait montré lundi matin que le début « peut » être « volontaire ». Une enquête a été ouverte et soumise à la cellule de recherche de la Gendarmerie nationale de Paris pour « prouver ou infirmer cette théorie ». De nombreuses observations « concertent pour le moins le début de l’incendie », a ajouté Laurent Nuñez.