DOCUMENT BFMTV. « Arme de guerre » retrouvée dans un véhicule à Sarcelles : l’image de la voiture utilisée par le suspect après son déminage explosif
Au lendemain de la découverte d’armes et de chargeurs dans un véhicule garé à Sarcelles (Val-d’Oise), BFMTV a pu obtenir, ce dimanche 12 juillet, une photo de la voiture concernée. Il s’agit d’une voiture Toyota noire, que la Direction générale de la sécurité intérieure a signalée comme étant utilisée par le suspect.
Sur la photo, on voit la voiture avec le pare-chocs arraché, les vitres soufflées et les portes ouvertes. Il s’agit des conséquences du déminage, puis de la fouille de la voiture par la police.
En effet, selon des sources policières à BFMTV, la DGSI a d’abord prévenu la police locale qu’un homme, armé d’une Kalachnikov et au volant d’une Toyota, s’apprêtait éventuellement à commettre un attentat à Sarcelles.
Explosifs utilisés pour ouvrir le véhicule
Grâce à ce signalement, les policiers locaux de la BAC ont rapidement retrouvé le véhicule sur la photo, garé rue Henri Dunant à Sarcelles, non loin de la synagogue. Après quelques observations discrètes, les policiers ont commencé à surveiller discrètement le véhicule depuis un cinéma voisin.
Finalement, il sera décidé, probablement parce que le suspect ne revient pas, de fouiller le véhicule.
Les démineurs ont donc utilisé des explosifs pour ouvrir le véhicule, au cas où il serait piégé, d’où les dégâts sur la photo. La police a retrouvé deux plaques différentes dans le véhicule, dont une qui correspond à une voiture Toyota noire, comme celle de la photo, volée la veille dans la nuit du 10 au 11 juillet.
La mitrailleuse de type Kalachnikov avec plusieurs chargeurs et le pistolet Beretta ont été retrouvés dans le coffre de la voiture.
Une enquête ouverte par le parquet national antiterroriste
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé qu’il se saisirait du dossier ce dimanche. Une enquête a été ouverte « sur les dirigeants d’associations criminelles terroristes en vue de préparer des délits d’attentats contre les personnes et de transport, détention, acquisition d’armes de catégories A et B en relation avec une entreprise terroriste », a précisé le Pnat.
Les investigations ont été confiées notamment à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire.