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Des ONG accusent la France d’espionnage au profit de l’Égypte devant la Cour européenne des droits de l’homme

Deux ONG ont déposé plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme contre la France pour avoir aidé l’Égypte avec des renseignements qui, selon elles, ont été utilisés pour tuer des civils, a annoncé jeudi un média d’investigation.

En novembre 2021, le site d’information Disclose a rapporté que l’Égypte avait eu recours à l’aide française dans le cadre de l’opération de renseignement « Sirli » – qui fait officiellement partie de la lutte contre le terrorisme – pour bombarder des passeurs présumés le long de la frontière libyenne.

Disclose a affirmé que les forces françaises avaient été impliquées dans au moins 19 frappes contre des civils entre 2016 et 2018.

Les ONG à l’origine de la plainte – Egyptiens à l’étranger pour la démocratie et Code Pink-Women For Peace – ont déclaré que le refus de la justice française d’ouvrir une enquête sur la base de ce rapport constituait une violation des droits de l’homme, notamment du droit à la liberté. la vie et le droit à un procès équitable.

Leur première plainte déposée auprès de la justice française en 2022 a été rejetée, une décision qui a ensuite été confirmée par le parquet de Paris, a indiqué leur avocate Louise Dumas.

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Toutes les possibilités d’action en justice française ayant désormais été épuisées, ils ont porté l’affaire devant la CEDH basée à Strasbourg, a indiqué Disclose.

En septembre, la journaliste de Disclose, Ariane Lavrilleux, a été détenue pendant deux jours à la suite de la publication de l’article.

Le domicile de Lavrilleux a été perquisitionné et elle a été arrêtée pour interrogatoire par des agents de la DGSI, le service de renseignement intérieur français, déclenchant un tollé.

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Disclose a dénoncé une « attaque inacceptable contre la protection des sources », un point de vue soutenu par la Société des journalistes et Reporters sans frontières (RSF).

Le média a déclaré que son rapport était basé sur des centaines de documents secrets.

Les documents montrent qu’il y a eu des avertissements de la part de responsables du gouvernement français, mais l’opération n’a pas été remise en question, a indiqué Disclose.

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Au lieu de cela, le ministère français de la Défense a déposé une plainte pour « violation du secret de la défense nationale » suite à la publication de l’article.

Un ancien militaire français, soupçonné d’être une source de Disclose, a été mis en examen pour fuite de secrets militaires et placé sous contrôle judiciaire.

La secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré : « Il est profondément effrayant que, près de deux ans après les révélations selon lesquelles la France aurait été complice des exécutions extrajudiciaires de centaines de personnes en Égypte, ce soit le journaliste qui a dénoncé ces atrocités qui soit plutôt visé. que les responsables. »

mdr-gd/jh/tgb/rox

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