Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de sa femme Delphine dans une lettre à son avocat
C’est un rebondissement dans l’un des affaires judiciaires les plus médiatisées de ces dernières années. Cédric Jubillar a reconnu sa responsabilité dans la disparition de son épouse Delphine, a déclaré à La Dépêche du Midi l’avocat de l’accusé ce lundi 6 juillet.
Cédric Jubillar est passé aux aveux dans une lettre manuscrite adressée à l’un de ses avocats, Me Pierre Debuisson, selon nos confrères.
Ce dernier a été condamné à 30 ans de réclusion criminelleen octobre dernier, pour le meurtre de son épouse Delphine, dans le Tarn, en décembre 2020. Son corps n’a jamais été retrouvé.
Plus d’actualités depuis le 15 décembre 2020
Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, n’a donné aucun signe de vie depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Selon son mari, Cédric, elle a quitté la maison avec uniquement son téléphone portable.
Le 16 décembre au matin, ce dernier signale la disparition de son épouse. Commencent alors des journées de recherches, culminant le 23 décembre, déjà plus d’une semaine après que Delphine ait disparu et laissé derrière elle presque toutes ses affaires. Malgré le vaste dispositif de recherche déployé par les gendarmes à Cagnac-les-Mines et aux alentours, aucun indice sur sa localisation n’a été retrouvé.
Après la diffusion d’un appel à témoins à l’échelle nationale, les proches de l’infirmière ont lancé un appel à la mobilisation et organisé une campagne citoyenne. Plus d’un millier de personnes, riverains, bénévoles, associations, chasseurs, font le déplacement dans cette commune d’environ 2 500 habitants. Ensemble, s’étalant sur un rayon de 4 à 5 kilomètres autour du domicile de la personne disparue, ils ratissent les lieux en vain à la recherche du moindre indice. En vain.
Condamné à 30 ans de prison
Quatre ans et demi après le début de l’affaire, la peine est tombée pour Cédric Jubillar: les jurés l’ont condamné le 17 octobre 2025 à purger une peine de 30 ans de réclusion criminelle.
Lorsqu’on leur a demandé s’ils reconnaissaient le peintre-plâtrier coupable du meurtre de sa femme, les jurés La majorité a répondu « oui ».
L’accusé a alors fait appel de sa condamnation, ouvrant un deuxième procès en appel, qui doit se tenir devant la cour d’assises d’appel de Toulouse à partir du 21 septembre.