Avec « Quinto Mundo », Cumbia Chicarra fait voyager la cumbia depuis Marseille

Depuis les bords de la Méditerranée, sur le Vieux Continent, les huit chanteurs de Cumbia Chicarra regardent outre-Atlantique avec une envie constante depuis le début : « Le but serait d’aller jouer Colombie », raconte François Escojido, claviériste et accordéoniste du groupe.

C’est là, au bord de la mer des Caraïbes, qu’est née la musique qui les rassemble. Porté d’abord par les tambours et les sons d’Afrique, les souvenirs de l’Amérique amérindienne, puis l’ouverture de l’accordéon puis par les principaux musiciens, premières étapes d’un changement permanent qui explique aussi sa diffusion et ses différences en Amérique Latine. Comme si chacun avait le droit de le dire à sa manière », ajoute le chanteur, évoquant la cumbia villera, un genre argentin, qui pourrait être « presque ternaire Rien n’est figé ni sacré.

Hybrides naturels

Le Cinquième MondeLe cinquième album des Marseillais fait partie de la production du groupe. Pas autant un retour aux racines que du fantastique mais une façon d’imaginer exactement ce qu’est devenue la cumbia.  » L’aspect hybride de cette chanson est le secret », poursuit François, avant d’admettre que le groupe auquel il appartient « il a mis un moment à accepter » ce paramètre.

Quand il me dit que  » il ne faut pas tout mélanger par principe, mais (suivre) ses envies « , le groupe se présente quel que soit le nombre d’influences, et la sortie de celle-ci  » j’ai peur de singer la musique latine comme la française « Parce qu’il se sentait accepté par le peuple chilien, le pays de sa chanteuse Patricia où il s’est produit il y a dix ans.

Sur la liste du nouvel album, on ne trouve qu’une poignée de cumbia, qui possède déjà un genre très populaire : des sons tirés de la kalimba sud-africaine enregistrée sur « Le Train de Toulouse » décrite par son auteur comme  » vladimir-cosmique » (une comparaison du compositeur de musique de film Vladimir Côme); une touche de hip hop sur « Lunatica » ; mémoire électro sur « Yacumama ».

D’autres chansons vont du chacha au dub sur « La chica que no te deja dormi » en passant par le reggaeton  » jazzifié » sur « Sueño de domingo », croisant l’afrobeat nigérian sur « Estallido », sans oublier la reprise de « La Tonada de luna llena », le célèbre vénézuélien Simón Diaz habillé ici… et des synthés orientaux à tendance psychédélique ! Marseille, dans tout cela, offre une belle place, avec son patrimoine qui se croise dans cette ville à travers des cultures du monde entier.

Proche du jeu

Afin d’ouvrir toutes les possibilités, l’équipe – dont les chiffres sont fixés depuis 2020 – a décidé d’aimer  » très direct, comme être attrapé » qui fonctionne aussi pour la musique. Évitez d’exagérer ce qui est courant aujourd’hui. Il n’y a pas d’entretien systématique. Aucun changement, aucun changement pour protéger l’intégrité de la musique », qui vient des corps ».

S’affranchissant du clic du métronome, Cumbia Chicarra a retrouvé une souplesse totale. Parfois, cela signifie même « ça pleure un peu », du moins pour les débutants intéressés, les seuls à pouvoir remarquer ces petites erreurs. Certains ne verront rien mais ils entendront » cette petite ficelle » où dansent les funambules. Le risque fait partie du jeu.

Dans la méthode de groupe, l’un des rares sinon le seul des mots cumbia en France avoir une telle discographie, Le Cinquième Monde il montre un certain moment : l’expression des créateurs pour atteindre un niveau équilibré, répétant ce cinquième monde auquel le titre fait référence et qui représente une sorte de victoire dans les croyances du peuple Navajo.

Cumbia Chicharra Le Cinquième Monde (Silence brisé) 2025

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