Cécile Kohler et Jacques Paris sont arrivés en France après avoir passé trois ans et demi en prison en Iran.

Trois ans et demi après leur arrestation en Iran, les professeurs Cécile Kohler et Jacques Paris, désormais libres, sont arrivés en France mercredi 8 avril.

"Nous étions esclaves du gouvernement," explique Cécile Kohler. « Chaque jour, nous étions confrontés à des dangers et à des conflits sans fin. »

Dans leur premier discours, ils ont protesté « cette nourriture (leur) a été placé » en Iran. Jacques Paris explique comment il a vécu en prison « En danger éternel »les décrire comme « inhumain ». Pour les deux déjà construits, désactivez-les « lire », « écrire », Il critique une situation qu’il n’avait pas « aucun droit ».

Mais le professeur à la retraite a confirmé qu’il n’était pas « cassé »: « Nous serons témoins et profiterons de la vie. »« 

Les deux personnes précédemment arrêtées sont arrivées peu après 9 heures à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle à bord d’un vol commercial et ont été prises en charge par les équipes du Centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Ils ont également retrouvé leurs proches venus les accueillir.

Les deux professeurs se sont rendus à l’Élysée, où ils ont rencontré Emmanuel Macron, dès 11h30.

« C’est un grand soulagement pour nous tous. »a écrit mardi un responsable du gouvernement.

Le couple arrêté a réussi à quitter l’Iran en chemin « sans aucune coopération avec les forces américaines et israéliennes » travailleurs de la région, a montré le président de la République. Il leur a fallu huit heures pour atteindre la frontière avec l’Azerbaïdjan, puis encore quatre heures pour la traverser. Il rentre ensuite à Bakou avant de repartir le lendemain pour la France.

« Ils se portent bien. Après avoir été incarcérés à la prison d’Evin et dans les prisons iraniennes, depuis leur arrivée à l’ambassade, ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Il m’a expliqué Karine Rivoallan, l’avocate des familles des deux professeurs, à Prix ​​RMC. Ils ont aussi besoin de calme et de tranquillité car on sait que lorsque les otages rentrent dans leur pays, c’est très déroutant. Nous devons les aider autant que nous le pouvons. »il a également confirmé.

Une sortie aux lignes floues

Mardi, l’IRNA, l’agence officielle iranienne, a indiqué que Téhéran était d’accord avec Paris pour libérer Cécile Kohler et Jacques Paris en échange de Mahdih Esfandiari, un Iranien condamné à quatre ans de prison, dont trois avec sursis en France pour incitation au terrorisme suite à ses propos sur les attentats des 2 et 3 octobre en Israël.

L’Élysée a toutefois nié l’existence d’un tel accord d’échange de prisonniers, soulignant que la procédure judiciaire en France n’était pas encore terminée, Mahdih Esfandiari ayant fait appel de cette décision. Son assignation à résidence a été levée dans l’attente d’un verdict définitif, selon les autorités françaises.

Le feu vert donné par Téhéran montre cependant à quel point l’Iran différencie les pays, traitant certains plus favorablement que d’autres. Depuis le début du conflit provoqué par les États-Unis et Israël, Emmanuel Macron a pris ses distances, confirmant que la France n’a jamais été interrogée sur les manifestations. Puis il a expliqué« impossible » Toute ouverture du détroit d’Ormuz est une puissance.

« L’Iran, dans une grande crise, voit que les choses ne vont pas bien. Même s’ils ont protesté et que les actions militaires n’ont pas fait tomber le régime, les dirigeants comprennent que les relations internationales deviennent plus difficiles qu’avant. C’est pourquoi ils essaient d’établir au moins certaines de leurs relations, ou de ne pas les perdre avec d’autres pays ».explique Nikita Smaguine, analyste indépendant, spécialiste du Moyen-Orient.

Interrogé par Euronews, il semblerait que Téhéran ait tenté de négocier avec la France. « Surtout depuis le début, les relations de l’Iran avec l’Europe n’ont jamais été aussi compliquées qu’avec les Etats-Unis, et elles incluent parfois des relations avec d’autres pays »continue-t-il.

Condamné pour espionnage

Cécile Kohler et Jacques Paris ont été arrêtés en mai 2022 alors qu’ils étaient en visite en Iran.

Après plus de trois ans, le professeur de 41 ans et sa compagne, une enseignante à la retraite de 72 ans, ont été condamnés en octobre dernier à vingt-sept ans de prison pour espionnage en faveur notamment d’Israël. La détention est jugée comme « déraisonnable et sans fondement » et des responsables français.

Libéré début novembre, il s’est vu interdire de quitter l’Iran et a été envoyé à l’ambassade de France à Téhéran.

En septembre, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les deux pays étaient sur le point de conclure un échange de prisonniers à Esfandiari.

Le même mois, la France abandonnait sa plainte auprès de la Cour internationale de Justice contre l’Iran pour violation des droits protégés par Kohler et Paris. La France accuse l’Iran d’avoir arrêté Kohler et Paris de manière imprudente « Programme pénitentiaire ».

La CIJ a souligné que la France avait demandé «quitter le processus« .

    (tagsTraduction)Jacques Paris 

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