Après l’école à Paris : trois personnes ont été présentées au juge, une vingtaine d’enfants maltraités
Deux hommes et une femme diffusant des vidéos de fin d’école, âgés de 30 à 51 ans, seront présentés vendredi 22 mai au juge pour « actes sexuels » sur vingt enfants de trois écoles parisiennes, après les avoir agressés mercredi.
L’enquête, ouverte sur la base de « objections aux événements des écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld » dans le 7e arrondissement, a conduit au placement en garde à vue de 16 personnes mercredi, a rappelé le parquet de Paris jeudi soir.
Le procureur ordonne donc la libération de 13 autres personnes, « qui, à l’heure actuelle et selon les rapports soumis au procureur, ne peuvent être retenues contre des accusations suffisantes pour les rendre coupables ».
44 enfants entendus
Trois personnes qui seront remises vendredi à un juge d’instruction « sont mises en examen pour agressions sexuelles ». Le procureur va ouvrir une enquête pénale, qui sera annoncée vendredi, et liée aux incidents qui ont blessé une vingtaine d’enfants.
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Parallèlement, « 44 enfants ont été interrogés » par la Brigade de protection des mineurs, ajoute le procureur. Les parents « de tous les enfants ont donné d’une part leur enfant pour qu’il soit entendu par un psychologue pour permettre une écoute complémentaire ». Et d’autre part, ils ont subi un « examen médico-légal – leurs avis ont été retenus ou non », poursuit-il.
« Le juge, assisté de deux personnes », s’est engagé « à chaque fois, cette semaine, à analyser le processus ».
Le procureur « a demandé à l’Assistance aux victimes de Paris que les parents de tous les enfants soient contactés vendredi après-midi, afin d’avancer ». Il s’agit aussi de « les informer des conseils concernant leur enfant, avant même que leur décision ne leur soit communiquée dans les semaines ou les mois à venir ».
Par ailleurs, dans le cadre de diverses enquêtes liées à la politique « peut-être ce qui s’est passé à l’école ou à l’école », le parquet de Paris développe de nouveaux produits. « Une centaine d’enquêtes concernent des écoles maternelles, une vingtaine d’écoles primaires, une dizaine de crèches », a établi le procureur.
« Un grand soulagement pour les familles »
Une « vingtaine a été sélectionnée ou envoyée pour examen ». Et le procureur a ouvert trois questions du jury, et trois personnes ont été accusées, l’une d’entre elles a été mise en prison avant le procès, apprend-on encore. Cinq affaires « ont été entendues, dont une est en cours d’examen ».
« L’enquête avance en fonction de la profondeur de ce qui a été dit », a déclaré mercredi à l’AFP Barka Zerouali, porte-parole du groupe #MetooEcole. Rappelant que « depuis de longs mois, certaines familles avaient des sentiments mitigés ».
« C’est un grand soulagement pour les familles de voir que la justice n’est pas en reste pour poursuivre ces criminels », a déclaré mercredi M. Julien Roelens, sommé par les parents d’un élève de l’école Saint-Dominique – menace de violences sexuelles dans les activités scolaires – qui a porté plainte pour viol.
Cette « accélération de la recherche » a été saluée mercredi par le nouveau maire PS Emmanuel Grégoire, qui a lancé début avril un plan de 20 millions d’euros pour les activités scolaires, « très important » au début de sa carrière.
Mais la menace persiste, après que Le Parisien a révélé lundi que l’animateur accusé en 2025 d’abus sexuels dans une école du 11e arrondissement avait déjà été placé entre les mains de la police en 2024, pour les mêmes raisons dans une école voisine. Emmanuel Grégoire s’est excusé mercredi d’avoir réembauché cet adjoint.
C’est l’AFP