« Cela doit nous unir, pas nous diviser » : la mère de Louis, tué à Narbonne, veut une marche « digne du souvenir » de son fils
Un dernier hommage à Louis. Une semaine après la mort d’un garçon de 17 ans, battu à mort à Narbonne, sa mère a publié vendredi 3 juillet un communiqué. Elle décrit les conditions qu’elle espère voir dans le cortège prévu dimanche pour honorer son fils.
L’événement est ouvert « à tous nos citoyens. Et à tous les hommes politiques qui veulent vraiment s’attaquer au problème de la violence accrue et du sentiment d’impunité qui provoque notre pays, et donner de vraies réponses. Pas de paroles ni d’informations sur les intentions, qui sont vite oubliées jusqu’à la prochaine tragédie », écrit la mère de Louis, qui ne s’est pas exprimée jusqu’à présent.
Il qualifie cette campagne de « dernier geste », car « aucun de nos enfants ne devrait être retiré à sa famille comme Louis ». Selon lui, il s’agit d’« unir », non de « diviser », car il considère cette marche comme « un combat pour tous les parents de ce pays, quelle que soit leur origine, pour qu’il n’y ait plus d’enfant innocent de cruauté et de haine ».
« J’appelle à la responsabilité de chacun pour que cette marche soit un véritable symbole de la mémoire de Louis », conclut la mère du jeune homme.
Pour rappel, Louis a été battu à mort vendredi 19 juin sur un chantier à Narbonne. Il a été retrouvé inconscient le lendemain par un ouvrier, blessé le 23 juin. Après avoir diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux, cinq garçons ont été arrêtés et inculpés.
« Colère et violence »
Plus tôt ce vendredi, la famille de la mère de Louis a également publié un communiqué décrivant « l’enfance très difficile » du garçon et ses « faiblesses mentales » qui l’ont amené à « le mettre au foyer de l’ASE (Aide sociale à l’enfance, ndlr) à Narbonne ».
« Peut-être a-t-il été entraîné dans une terrible situation de brutalité et de violence jusqu’à son exécution le 19 juin dans des conditions brutales, terribles et brutales », peut-on encore lire dans cet article.
Remerciant « certains formateurs de l’ASE (…) pour un exemple de dévouement dans un système qui ne fonctionne pas » et les enquêteurs, la famille de la mère de Louis affirme mettre sa confiance « entre les mains du juge » pour que « les sanctions prévues par le Code pénal » soient appliquées « sans cesse » aux jeunes soupçonnés d’avoir tué l’enfant.
Ces derniers « ne doivent pas être excusés, y compris la minorité », ajoutent les auteurs du document, selon lesquels la France « ne sait plus comment protéger ses enfants ».
Une autre marche en l’honneur de Louis est prévue samedi à 15h. à Carcassonne. Cela se voulait apolitique et a été organisé par son jeune père.