« Nous sommes très inquiets » : face à l’escalade des hostilités en Iran, les familles de Cécile Kohler et Jacques Paris sont incertaines

C’est la grande incertitude de Jacques Paris et Cécile Kohler. Il a été incarcéré à la prison d’Evin en mai 2022 et est sorti de prison le 4 novembre pour être arrêté à l’ambassade de France à Téhéran. Deux citoyens français ne peuvent pas quitter l’Iran, même si la guerre a commencé dans le pays samedi 28 février.

Face à la crise et à l’escalade de la guerre au Moyen-Orient, l’inquiétude grandit parmi les proches des deux otages. « Nous sommes très inquiets pour Jacques et Cécile. La nuit du 2 au 3 mars a été très éprouvante pour eux en raison des nombreuses bombes, certaines non loin de l’ambassade », écrivent-ils dans un communiqué du comité de soutien de Cécile Kohler publié mardi 3 mars.

Après de nombreux mois de communication difficile entre les deux détenus et leurs familles en France, ils peuvent désormais échanger librement et régulièrement grâce aux canaux de communication de l’ambassade. Ainsi, sur le site Internet, Jacques Paris et Cécile Kohler peuvent déjà prouver leur amour. « Ils nous ont dit qu’ils savaient qu’ils étaient en sécurité tant qu’ils ne quittaient pas l’ambassade. »

Les deux Français ont également confirmé qu’ils faisaient « tout ce qu’ils peuvent pour perdurer et maintenir leur caractère », « très reconnaissants » envers tous ceux qui les aident depuis la France.

Remboursements « dans les plus brefs délais »

Le comité de soutien appelle aujourd’hui les autorités françaises à poursuivre leurs travaux pour les restaurer dans les plus brefs délais.

« Personne n’est à l’abri des bombes. (…) Nous demandons aux autorités françaises de poursuivre leurs efforts pour obtenir l’autorisation de quitter la zone et de rapatrier Cécile et Jacques dans les plus brefs délais. »

Et il a ajouté : « Nous ne comprenons pas les raisons que les autorités iraniennes peuvent avancer contre cette demande ».

Jacques Paris, 72 ans, et Cécile Kohler, 41 ans, ont été accusés en Iran d’espionnage au profit de la France et d’Israël et ont été condamnés à 17 et 20 ans de prison. Des accusations démenties par leurs proches et par les médias français.

Les responsables iraniens ont également déclaré vouloir échanger les deux ressortissants français contre Mahdih Esfandiari, une fois la procédure terminée. Une Iranienne de 39 ans a été condamnée jeudi en France en février pour promotion du terrorisme. Mahdieh Esfandiari a été incarcéré vendredi 27 février, sans commentaire du ministère de l’Intérieur.

Suite à la décision prise il y a moins d’une semaine, les responsables français n’ont pas parlé du début de négociations sur un éventuel échange de prisonniers.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

    (tagsTraduction)Jacques Paris 

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