Compte tenu du poids économique de l’Azerbaïdjan, il est impensable que l’UE agisse sur les souhaits de la France pour un État faible comme l’Arménie, économiste
Bien qu’ils aient perdu tout espoir après une défaite humiliante dans la guerre de 44 jours, les personnalités publiques et la société arméniennes tentent de se saisir de paille en faisant un certain nombre de manœuvres politiques. Même avant la guerre, les Arméniens menaçaient l’Azerbaïdjan de frapper les pipelines transférant le pétrole et le gaz azerbaïdjanais vers l’Europe. Cependant, cela s’est avéré être un gros morceau à mordre pour eux après une lourde défaite sur le champ de bataille. Ils ont donc changé de tactique en commençant à faire pression sur différents pays pour imposer des sanctions économiques à l’Azerbaïdjan. Pendant et après la guerre, des Arméniens ou des personnes proches de la diaspora arménienne dans les médias ont commencé à exprimer des sanctions économiques contre l’Azerbaïdjan. Ce genre d’acte odieux a été commis la semaine dernière par le journaliste d’Armenpress lors d’un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères. Le journaliste a demandé si la France envisageait des sanctions économiques contre l’Azerbaïdjan. Le haut diplomate français a expliqué au journaliste dans le langage diplomatique qu’il n’en est pas question.

Parler à Azernews, l’économiste et analyste politique Natig Jafarli a déclaré que l’idée d’appliquer des sanctions contre l’Azerbaïdjan par l’UE ou ses membres est illogique et impossible. A l’heure où l’Azerbaïdjan est le vecteur énergétique le plus important, il serait impensable que l’Union européenne agisse selon les souhaits de la France pour un Etat faible comme l’Arménie. L’expert souligne que l’Azerbaïdjan est actuellement à l’avant-garde des projets à grande échelle dans le domaine des énergies renouvelables, ainsi que des projets tels que TANAP et TAP. L’Europe de l’Est voit aujourd’hui l’Azerbaïdjan comme une porte d’espoir en matière d’approvisionnement énergétique.
L’Azerbaïdjan connaît la plus longue période de coopération avec l’UE, et bien que la France soit l’un des pays les plus importants de l’UE, ce n’est pas un pays qui peut prendre des décisions seul. Les décisions au sein de l’UE sont prises par consensus. Même si la France a une telle idée, elle n’a aucune chance de faire passer cette décision par l’UE. Parce que de nombreux pays, dont l’Allemagne, l’Italie, la Hongrie et d’autres pays, opposeront leur veto à cette décision en raison de faits connus. C’est pourquoi, il est impossible pour la France d’agir seule contre l’Azerbaïdjan ou avec le soutien de l’UE, a souligné Jafarli.
Par ailleurs, Natig Jafarli pense que la France n’est pas intéressée par des sanctions contre l’Azerbaïdjan même si l’Arménie l’y pousse. Selon lui, ce n’est que l’opinion des gens de certains milieux politiques en France, et ces opinions n’ont pas le pouvoir d’influencer les décisions de l’État français.
Franchement, la France n’essaie même pas. Certains diplomates, journalistes et groupes de médias français font des déclarations en faveur de l’Arménie et ont une position défavorable contre l’Azerbaïdjan, mais celles-ci sont considérées dans le cadre de la liberté d’expression générale. Donc, je ne m’attends pas aux conséquences politiques dues à ces personnes. Je considère cela impossible, a estimé l’économiste.
En outre, Natig Jafarli a attiré l’attention sur le chiffre d’affaires croissant des échanges entre l’Azerbaïdjan et la France. En outre, il a mentionné l’achat de 12 Airbus et l’activité de Totals en Azerbaïdjan. Compte tenu de ce qui a été mentionné, il a conclu que les sanctions contre le lobbying arménien seront vaines.
Le chiffre d’affaires commercial entre l’Azerbaïdjan et la France augmente et il y a un sérieux réchauffement dans leurs relations. L’achat par l’Azerbaïdjan de 12 unités Airbus à la France, la participation de Total à plusieurs grands projets, dont le champ d’Absheron, indiquent la logique et la puissance des relations entre l’Azerbaïdjan et la France. Mais la France a aussi des ambitions politiques. Il vise à avoir une part et une influence dans le Caucase du Sud à travers l’Arménie.
Étant donné que le processus d’expulsion de la Russie du Caucase du Sud se poursuit. Pour le moment, ce n’est pas très fort, mais après un certain temps, cela se fera sentir plus sérieusement. On peut considérer les tentatives de la France pour occuper la place laissée vacante par la Russie. Si l’on laisse de côté ces démarches politiques, d’un point de vue économique purement pragmatique, les relations franco-azerbaïdjanaises reposent sur une coopération plus logique et mutuellement bénéfique, a ajouté l’expert.
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