Escroquerie de 5 millions d’euros au paiement de demandeurs d’asile : un homme d’affaires niçois condamné, son stratagème était étonnamment simple.
Dans une affaire qui a fait grand bruit à Nice et au-delà, le tribunal correctionnel de Nice a récemment condamné deux hommes pour la plus grande fraude à la sécurité publique jamais révélée en France. L’affaire concerne les cartes bancaires délivrées aux demandeurs d’asile et met en lumière les failles du système d’aide, explique-t-il Le prix de BFMTV. Selon le procureur de Nice, Damien Martinelli, « la manière de dépenser l’argent créé dans les finances de l’union nationale » a permis de dépenser 5 millions d’euros en 44 mois.
Qui a été impliqué et comment cela a fonctionné
Le stratagème frauduleux reposait sur l’utilisation abusive de cartes bancaires délivrées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) aux demandeurs d’asile. Ces cartes, censées servir à acheter des biens courants en attendant que les bénéficiaires se rendent au travail, ont été utilisées pour des opérations frauduleuses de « remboursement ».
Le principal suspect, gérant de trois commerces niçois, a pris des achats à de faux clients et leur a ensuite restitué une partie de l’argent, en gardant 10 à 20 %. Pendant cette période, les demandeurs d’asile pensaient utiliser l’allocation pour demandeur d’asile (ADA) de manière légitime. Les flux financiers ont été transférés à l’étranger : des études ont montré des transferts vers l’Italie, l’Albanie, l’Allemagne, la Géorgie et l’Ukraine.
Le système a été découvert lorsque les chercheurs ont remarqué des écarts entre les données publiées et l’emplacement du magasin, ainsi que des transactions bancaires inhabituelles.
Que s’est-il passé au tribunal
La première interpellation a eu lieu en janvier 2025, lorsqu’un homme a été retrouvé en possession d’une dizaine de cartes OFII et d’une application de sécurité pour une autre personne. Il a accepté la vérité. Le chef d’entreprise a été arrêté le 5 mai 2025 et a également accepté de participer.
Le procureur Damien Martinelli a détaillé les responsabilités : le premier a commis des « retours » illégaux, tandis que le gérant a transféré le fonds.
Les jugements rendus suivent la sévérité du principe. Le dirigeant a été condamné à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électrique, assortis d’une amende de 200 000 euros et d’une interdiction de diriger l’entreprise. L’ami a été condamné à trois ans de prison avec sursis pour fraude. Par ailleurs, plus de 100 000 euros, espèces et comptes bancaires, ont été saisis.
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