Plus de Tetris que de Dune : dans les coulisses du jeu de guerre du Commandement Spatial Français
Même si Adam ne nommera pas d’adversaires potentiels, les tensions ne s’intensifient pas uniquement avec Moscou. En 2007, la Chine a tiré un missile sur un satellite et a utilisé la technologie des grappins et des propulseurs pour repositionner son propre vaisseau spatial sur des milliers de kilomètres sur des orbites géosynchrones. D’autres pays développent également des missiles antisatellites lancés depuis le sol.
L’AsterX de cette année se concentre sur les efforts visant à protéger les satellites spatiaux de communication, d’imagerie et de navigation contre le sabotage malveillant de Mercury, car ces engins spatiaux sont essentiels à tout, de la surveillance des troupes au lancement de missiles et à la direction des attaques.
Lorsque POLITICO a visité la salle de contrôle, des militaires portant des brassards bleus pour Celtica faisaient la navette entre les écrans calculant les orbites et essayant d’identifier les satellites à l’aide des données du télescope, de la cartographie et de fausses publications sur les réseaux sociaux.

Derrière les cloisons temporaires des bureaux, une équipe de l’agence spatiale française CNES s’efforçait de maintenir AsterX opérationnel tandis que, cachés dans une autre pièce, se trouvaient des combattants de Mercure portant un brassard rouge et interprétés par des participants de l’US Space Force.
Devant la salle de contrôle principale, parmi des troupes en tenue de fatigue, un responsable en costume du ministère français des Affaires étrangères était présent pour s’assurer que les tactiques du jeu de guerre n’enfreignaient pas le droit international.
Pas de science-fiction
Les exercices d’AsterX 2024 comprennent 23 événements, allant du rendez-vous satellite à l’attaque d’un satellite militaire. Lors de la visite de POLITICO, les équipes cherchaient comment contrer une potentielle attaque de surveillance par l’un des satellites de Mercury sur un actif Celtica.