Meurtre d’Agnès Lassalle : le procès de l’étudiant soupçonné de l’avoir poignardée s’ouvre ce mardi

La photo de son ami dansant seul devant son cercueil, devant l’église Sainte-Eugénie de Biarritz, a choqué la France. En février 2023, Agnès Lassalle, professeur d’espagnol de 53 ans, a été tuée et est tombée sur la poitrine par un de ses élèves, âgé de 16 ans. Trois ans plus tard, le dossier de ce garçon, aujourd’hui majeur, est ouvert ce mardi 21 avril devant le tribunal de la jeunesse de Pau pour « assassinat ».

Le 22 février 2023, un drame frappe le lycée du Collège privé catholique Saint-Thomas d’Aquin, à Saint-Jean-de-Luz. Vers 10 heures du matin, un lycéen de 16 ans a sorti un couteau de son cartable et a poignardé son professeur d’espagnol en plein cours. Agnès Lassalle, 53 ans, est décédée quelques minutes plus tard.

Alors que les étudiants présents s’enfuyaient, le suspect s’est caché avec son arme dans une pièce voisine, avant d’être immédiatement arrêté et placé en garde à vue.

Rapidement, les premières informations ont filtré sur son profil : le lycéen a obtenu son certificat avec des notes « excellentes » et est inconnu de la police. Lors de la conférence de presse, le procureur de Bayonne révèle que le garçon évoque « des petites voix qui lui parlent », « qu’il qualifie d’égoïste, fourbe, égoïste, qui l’incite à faire de mauvaises choses et lui aurait dit la veille de le tuer ».

« L’identité des accusés sera au cœur des négociations »

L’adolescent a également été suivi psychologiquement. En 2022, on lui prescrit des anxiolytiques après une tentative de suicide. L’examen psychiatrique réalisé par les policiers « a révélé une personnalité inquiétante, du genre d’anxiété qui pourrait affecter son jugement », a indiqué le procureur de la République.

Cependant, l’expert n’a, à cette époque, diagnostiqué aucune maladie mentale « de type schizophrénie, mélancolie ou retard mental, ou décompensation mentale grave ».

Le suspect est actuellement en détention en attendant son procès. Interrogé par BFM, Me Thierry Sagardoytho, son avocat, confirme que « la sensibilisation des accusés sera au cœur des négociations ».

« Le dossier contient trois avis d’experts aux points très contradictoires. Le traitement avant le drame était-il satisfaisant ? Le procès de son client se déroulera à huis clos du mardi 21 avril au jeudi 23 avril. « Le huis clos sera douloureux pour tout le monde. Tout le monde se souvient du souvenir d’Agnès Lassalle », conclut Me Thierry Sagardoytho.

« Je suis si calme »

Stéphane Voirin, un ami du professeur qui a ému la France entière en dansant à ses obsèques, sera également présent au procès. « J’attendais très patiemment. On l’a fait trois ans plus tard, j’essaye », a-t-il déclaré à BFMTV. « J’aborde ça avec beaucoup de motivation, beaucoup de fatigue, mais surtout, je suis très calme. Je suis confiant. »

Stéphane Voirin poursuit : « J’y vais pour sentir que des gens ont commis des violences, pour sentir que j’ai été maltraité. Pour Agnès Lassalle, il souhaite que chacun se souvienne qu’il était une « personne merveilleuse ».

L’article original a été publié sur BFMTV.com

www.actusduweb.com
Suivez Actusduweb sur Google News


Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite