L’Etat se prend un vent en Bretagne
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Par AUDE LE GENTIL
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Éolien au large : l’Etat passe la seconde (offre) en Sud Bretagne
Vermilion veut pomper le pétrole de l’Essonne jusqu’au bout
La filire hydrogne veut que l’Etat acclère sur les transports
Bonjour toutes et tousnous sommes vendredi 3 mai.
LETAT SE PREND UN VENT. Le gouvernement va enclencher une procédure de sanction, confie une source ministérielle, remontant contre le laurat de lappel doffre pour un parc olien flottant de 250 mgawatts qui sera installé au large de Belle-Ile-en-Mer. Son crime : avoir fait faux bond, en décidant de ne pas remettre la garantie bancaire nécessaire, comme le rapportent Les Echos.
Par deux fois, lEtat a retard lannonce du laurat trs attendue car cest le premier appel doffre commercial pour de lolien flottant. Ces volte-faces ont nourri bien des spéculations. Certains espèrent que Bruno Le Maire donne le nom de lheureux gagnant depuis Saint-Nazaire mais le mystère durera encore quelques jours, a dmin le ministre de lEconomie.
Une seconde entreprise chez design lauréat. Sa nomination interviendra au département de garantie bancaire, précise Bercy. Une désignation qui doit d’abord recevoir l’assentiment de la Commission de régulation de l’énergie, en croire le cahier des charges ; demande davis qui na pas encore t effectuer lheure o nous bouclons.
LA LISTE DE SES ENNUIS. Les régions regrettent de ne pas avoir t associées en amont la définition d’une stratégie nationale sur lolien en mer et elles le font savoir dans un courrier Bruno Le Maire et Christophe Bchu. Carole Delga a pris son plus beau stylo ou plutôt son plus beau mulot pour envoyer aux ministres un courrier début avril.
Des sous. La présidente de la région Occitanie demande, entre autres, plus d’argent pour la transformation des ports alors que les régions y portent l’essentiel des investissements. Et propose louverture dune discussion sur la répartition de la fiscalité.
Comme un Lego. La présidente des régions de France plaide aussi pour revoir la pondration du critère prix dans les cahiers des charges des appels offerts. Il compte aujourd’hui pour au moins 70% de la note, et pousse certains consortiums s’approvisionner en Chine. On n’a pas vocation à faire que de l’assemblage et devenir la patrie du Lego, alerter un lu rgional impliqu dans ces questions.
Pas associés mais entenduesles régions se consoleront peut-être avec les annonces de Bruno Le Maire, qui renvoie un prochain projet de loi de finances sur la fiscalité des parcs étrangers au large. Et qui a promis de mettre en place un critère de 50% de contenu européen pour les projets énergétiques, en s’appuyant sur le Loi sur l’industrie nette zéro européen et de durcir le critère carbone.
COUCI-COUA. La filire est diversement jouée par l’ensemble des annonces de Bruno Le Maire à Saint-Nazaire (résume ici). Le Syndicat des énergies renouvelables a flicit le ministre, déclarant qu’il donne les moyens de rejoindre les meilleurs dans la course lolien en mer. Un autre acteur, du, sinquitait que la mise en œuvre du NZIA perdrait six mois sur les appels offerts en cours… Un dernier déplorait encore des mesures chauffées.
A 15 heures, présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur l’offre de logements abordables.
A 17 heures 30, entretien entre le ministre Roland Lescure et l’économiste Jean Pisani-Ferry, président de l’Institut de l’économie pour le climat.
Samedi 15 heures, rassemblement Itteville, dans l’Essonne, contre la prolongation de la concession d’hydrocarbures exploitée par Vermilion.
LHUILE SUR LE FEU. En plus des nouveaux concours de fourrages en Gironde, d’autres puits pétroliers nourrissent une opposition en France : demain, les cologistes de l’Essonne appellent au rassemblement contre la prolongation de la concession d’hydrocarbures d’Itteville, qui expire cette année. Dans les deux cas, c’est l’entreprise Vermilion qui est la manœuvre.
Jusqu’au dernier litre. Le groupe canadien a déposé il y a trois ans une demande de renouvellement pour continuer d’extraire du pétrole des sous-sols franciliens jusqu’au 1er janvier 2040. Soit la date limite pour exploiter des hydrocarbures en France depuis la loi Hulot. Le choix reviendra au préfet, après les résultats de la consultation publique.
Un non-sens, annonce la mairie d’Itteville (DVG), seule des douze communes concernées s’opposer au renouvellement (elle en fait même des vidos sur TikTok). Cette concession ne produit quasiment plus de pétrole, elle ne rapporte qu’environ 20 000 euros par an la commune et aucun emploi, argumente la première adjointe, Laetitia Colonna. Le jeu n’en vaut pas la chandelle au regard du risque d’accidents, en plein parc national. Elle interroge sur les motivations pour garder ce gisement en fin de vie.
Vermillon se défend auprs de votre infolettre en assurant que 1) il y aura toujours une demande de pétrole en France en 2040 ; 2) lenvironnement et les ressources en eau sont respectées ; 3) il faut conserver une expertise pour préparer la reconversion. La piste du stockage de CO2, par exemple, est avancée.
MOBILITIE. Cinq mois déjà que le gouvernement a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie nationale sur l’hydrogne. Depuis, la filire attend la version finale, promise par Bercy avant lt. Et demander d’enclencher la vitesse supérieure sur les transports, quand lexcutif suppose d’être plus sélectif, ce que je vous raconte ici.
Coup de frein. Ce document est très attendu pour redonner du souffle une industrie un peu fragilisée. Plusieurs annonces ont jet un froid, comme celle d’Engie, qui rapporte ses objectifs de cinq ans ou la ville de Pau qui fait marcher arrire sur les bus hydrogne. Lhydrogne vert est un stade embryonnaire et la technologie des électrolyseurs est assez immature, a tranche ce week-end Patrick Pouyann, PDG de TotalEnergies.
Rien de danormal pour une filire naissante, rappelle les différents acteurs. Mais il y a quand mme de la fébrilité dans l’air.
Ct gouvernement, la stratégie privilégie les débouchés industriels puis les transports. Mais seulement ceux pour lesquels les véhicules électriques ne respectent pas encore la route. Autrement dit, les usages ayant besoin d’autonomie, de puissance et de recharge rapide, comme certains poids-lourds, taxis, moteurs de chantier… Ce n’est pas assez pour les différents acteurs. Tout les détails sont dans mon article.
TROU DAIR POUR LES E-CARBURANTS. La filire des carburants de synthèse, fabriqués à partir d’hydrogne, encore balbutiante, en appelle au gouvernement. Elle se voit comme un levier pour décarboner avions, paquebots, et avions. Il faut du volontarisme de l’Etat pour que les industriels se lancent, plaide Fanny Pointet, de lONG Transport & Environnement, regrettant que le sujet n’occupe que quelques lignes dans la stratégie nationale.
Verser l’hydrogne carburateurLONGUE adresse à un courrier aux ministres Bruno Le Maire, Christophe Bchu et Roland Lescure, avec deux lobbies du secteur, demandant notamment que ces carburants soient intégrés à la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie.
Faut pas rêver. Reste que lavion lhydrogne nest pas pour tout de suite, comme lexplique dans cet article mon collègue Tommaso Lecca, qui détaille les cinq défis relever.
PNALITES PLEIN GAZ. LUE se prépare à sanctionner le secteur du gaz russe pour la première fois depuis le début de loffensive du Kremlin en Ukraine, selon deux diplomates européens interrogés par mon collègue bruxellois Victor Jack.
La Commission européenne doit présenter aujourd’hui aux Etats membres un quatorzime paquet de sanctions contre la Russie, qui inclut l’interdiction pour les ports européens ou les cargos russes transbordent du gaz naturel liqufi russe (GNL) de r-exporter celui-ci vers d’autres pays, selon plusieurs esquisses du texte que POLITICO a pu consulter.
Le français Elengy, filiale de GRTgaz qui exploite trois terminaux mthaniers dans l’Hexagone, serait partie des principales entreprises touchées par ces sanctions. Celles-ci concerneraient 28% des bénéfices que tire la Russie des ventes de GNL vers l’Union européenne. Victor Jack, Gabriel Gavin et Giovanna Coi vous en disent plus ici.
LEurope décroche sur la marche des biocarburants, au point que la Cour des comptes européenne pointe lcart entre les soutiens publics et la réalité de la production. Décryptage dans Les Echos.
Le réchauffement climatique va nous priver de sport : Usbek & Rica sest exigent comment les athlètes adaptent leur entraînement et comment les fédérations changent les règles.
Rien n’est simple avec la création du fonds chargé des pertes et dommages. Les membres du conseil d’administration peinent mme s’accorder sur un nom, raconte POLITICO outre-Atlantique.
Un grand merci notre diteur Alexandre Lchenet.