Le gouvernement français signale une augmentation des infractions laïques dans les écoles pendant le Ramadan

Ndiaye s’exprimait dimanche sur France 3 à propos du soi-disant « baromètre » que la France utilise pour enregistrer le port de symboles religieux, le code vestimentaire, la provocation verbale, le rejet des valeurs républicaines dans plus de 59 000 écoles, collèges et lycées.

Le ministre de l’Éducation a déclaré à l’émission « Dimanche en politique » que : « Les chiffres… montrent une diminution depuis un pic en octobre. [as] il y a toujours un pic dans [then] lié notamment à la commémoration de l’assassinat de Samuel Paty. »

L’enseignant Samuel Paty a été décapité par un islamiste de 18 ans près de Paris en 2020 à la suite d’une campagne sur les réseaux sociaux qui l’a critiqué en montrant des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre de son cours d’éducation civique.

Montée et chute des manquements aux règles laïques

« Et puis il y a toujours une hausse, chaque année au moment du ramadan », a ajouté Ndiaye sans donner de précisions sur la nature des atteintes à la laïcité pendant le mois sacré musulman.

Le ministre a déclaré qu’environ 500 cas ont été enregistrés pour le mois de mars, mais les chiffres devraient baisser en raison de la fin du ramadan et aussi des vacances de printemps.

Les signalements d’atteintes à la laïcité étaient au nombre de 720 en octobre, selon le ministère de l’Éducation nationale, avec une forte proportion d’incidents liés au port de symboles et de vêtements religieux.

Cependant, ils seraient tombés à 353 en novembre.

Des professeurs suspendus pour avoir critiqué le système éducatif en ligne

Interrogé sur un cas récent de deux professeurs de philosophie qui ont été suspendus pendant trois mois pour leurs commentaires répétés et controversés sur les réseaux sociaux, Ndiaye a déclaré que les propos des professeurs étaient inacceptables.

« On parle de propos outranciers, complotistes et insultants d’une grande violence ».

« Nous garantissons le droit à la liberté d’expression, mais ce type de propos ne relève pas du droit à la liberté d’expression », a-t-il insisté.

Les deux sont accusés de partager des vidéos et des contenus sur les réseaux sociaux, susceptibles de porter atteinte « à l’image et à la réputation du service public de l’éducation nationale ».

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