Le directeur adjoint de Muse Matisse évoque les échanges culturels entre la Chine et la France

Avec l’assouplissement des restrictions liées au COVID-19 en Chine, de grandes expositions internationales se dirigent à nouveau vers le pays, présentant certains des meilleurs arts du monde entier. Le Centre d’art contemporain de l’UCCA s’est associé à la Muse Matisse pour présenter la première exposition personnelle en Chine des œuvres d’Henri Matisse. Dans notre quatrième épisode, le journaliste Wang Siwen a rencontré Sophie Le Flamanc, directrice adjointe de Muse Matisse, pour discuter des échanges culturels entre la Chine et la France, et comment la beauté de l’art est devenue un langage universel et une expérience intemporelle partagée par les deux pays.

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L’exposition « Matisse par Matisse » s’ouvre à Pékin après quatre ans de préparation

Le Flamanc : La première discussion entre l’UCCA et notre Muse Matisse, Le Cateau-Cambrsis, a commencé il y a quatre ans. Ce fut un long parcours, et nous avons avancé pas à pas pour concrétiser le projet. Pour la première fois, nous avions toute la collection, avec précisément 281 œuvres, transportées dans deux camions du musée à l’aéroport en France pour être survolées par deux avions. C’était un très gros travail pour nous. C’était aussi un travail très enrichissant même si nous étions stressés. C’était la première fois que toute la collection quittait le musée et était expédiée à l’étranger aussi loin de la France. Je pense que c’est une formidable opportunité pour les visiteurs chinois et aussi pour notre musée. J’espère que tout le monde aura le même sentiment.

Le Flamanc : Les échanges artistiques sont bons pour les relations sino-françaises

C’était la première fois que le département organisait une exposition avec un autre pays, notamment avec la Chine. Nous sommes très honorés car cela nous a donné l’opportunité d’emporter notre collection à l’étranger et de la montrer ici en Chine. Je pense que c’est très bien pour la relation entre les deux pays, entre les Français et les Chinois, de mieux se connaître.

Le Flamanc : Matisse s’intéressait beaucoup à l’art et à la civilisation chinoise

Matisse était lié à la Chine, même s’il ne s’y est pas rendu. Il était très intéressé par l’art et la civilisation de la Chine. Il connaissait très bien la Chine et les collections d’art chinois, car il visitait très souvent le musée du Louvre. Matisse était lui-même collectionneur d’art et collectionnait également des vêtements. Il possédait une magnifique collection de manteaux chinois que les visiteurs peuvent découvrir lors de l’exposition.

Le Flamanc : Chaque jour est différent en tant que directeur adjoint du musée

J’aime beaucoup mon travail parce que chaque jour est différent et chaque jour quelque chose de nouveau se produit. J’ai trois activités principales. Le premier était la préparation de l’exposition. Ensuite, j’ai eu à superviser la rénovation du musée. Et la troisième tâche était la préparation de la réouverture. Après cela, la prochaine chose sera le travail de préparation d’une nouvelle exposition. Muse Matisse est situé dans une petite ville, mais c’est un grand et beau musée. Nous avons l’intention d’avoir plus de visiteurs venant de l’étranger et d’autres continents, notamment d’Asie et de Chine.

Le Flamanc: « Fenêtre à Tahiti » était l’une des plus belles œuvres de Matisse

« Fenêtre à Tahiti » était une œuvre très importante pour Matisse. Il s’y rendit, mais il attendit longtemps avant de peindre le paysage. Ce tableau a été pour lui une merveilleuse découverte. J’aime beaucoup les bouches d’aération, la chapelle. C’est l’une des œuvres de la fin de sa vie. C’est comme un testament spirituel. Et pour lui, c’est l’une des œuvres les plus importantes de toute sa carrière.

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