le ballet de l’Opéra de Paris revient
Racines, à l’Opéra Bastille.
Roots explore les origines de la création. Une soirée, trois salles, trois ambiances. Le premier, Thèmes et Variations, créé en 1947 à New York par George Balanchine, rend hommage à la tradition classique du ballet russe qui l’a façonné. Pour cela, le chorégraphe choisit la musique de Tchaïkovski, compositeur notamment du Lac des cygnes (1877) et de la Belle au bois dormant (1890). Le rideau se lève sur une salle de bal aux lignes épurées. Tutus pour femmes, collants pour hommes. Les danseurs, corps de ballet et couple vedette, exécutent des variations sous forme de démonstrations élaborées de pas classiques. Traditionnel et efficace.
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« Rhapsodies » de Mthuthuzeli novembre © Maria-Helena Buckley
Le second, Rhapsodies, fait son entrée au répertoire. Sur la musique bien connue de George Gershwin, Mthuthuzeli November, chorégraphe né au Cap, convoque à la fois la danse urbaine et ses racines sud-africaines. Il mélange subtilement l’engagement qu’exige la danse classique, les filles sont sur pointes par exemple, avec des inspirations hip-hop ou africaines. Intelligent et accessible.
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Enfin, Corybantic Games qui entre également au répertoire, imaginé par Christopher Wheeldone, fait référence à la Grèce antique sur un concerto pour violon de Leonard Bernstein. La chorégraphie est inspirée…