« L’Albanie n’est pas à vendre » : De Tirana à Paris, les protestations s’élèvent contre les stations balnéaires liées à Trump
Des milliers de personnes ont défilé samedi soir à Tirana, pour la sixième journée consécutive, contre le projet de construction d’un complexe hôtelier de luxe par une entreprise liée à la famille Trump dans une réserve naturelle de la côte albanaise.
Les protestations contre le projet, estimé à environ 4 milliards d’euros et associé à la fille de Donald Trump, Ivankaet à son mari, Jared Kushneraugmente dans les Balkans.
Agitant des drapeaux albanais ou des pancartes indiquant « Ivanka, rentre chez toi » ou « L’Albanie n’est pas à vendre », signant parfois « Gen Z », les manifestants ont traversé le centre-ville et se sont arrêtés devant le siège du gouvernement, où ils ont également exigé la démission du Premier ministre Edi Rama.
Il s’agit de la plus grande manifestation depuis le premier meeting tenu lundi dans la capitale albanaise.
Le Premier ministre accuse les « forces étrangères »
Accusé par les manifestants de « favoriser les investisseurs au détriment des intérêts nationaux », M. Rama a toujours assuré qu’il ne quitterait pas le projet et accuse les « forces étrangères » d’être à l’origine des manifestations.
Il a déclaré vendredi qu’il n’y avait « pas lieu de s’inquiéter » et que le projet n’avait pas encore été approuvé. Il a souligné que les « meilleurs experts » du monde étaient « motivés » et qu’il s’agissait « de créer quelque chose de spécial ».
Auparavant, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées…