« Il s’est donné courageusement pour protéger les autres » : une cagnotte de récompense ouverte pour les familles des deux pompiers décédés en Gironde
Ils ont été « piégés » par les flammes. Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme, pompiers de 34 ans, sont décédés mardi 21 juillet alors qu’ils combattaient l’incendie d’une maison à Mérignac, près de l’aéroport de Bordeaux, en Gironde.
Les pompiers étaient originaires d’une maison de Saint-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux. Pour leur rendre hommage et soutenir leurs familles, ils ont ouvert une collecte de fonds Sangsuedont le nombre dépasse déjà les 40 000 euros mercredi après-midi et ne cesse d’augmenter. « Ils se sont courageusement sacrifiés pour protéger les autres, au prix du sacrifice ultime », sont écrits les mots accompagnant la récompense.
« A travers cette cagnotte, nous souhaitons rendre hommage à leur mémoire et apporter un soutien, même limité, à leurs familles et proches pendant cette terrible crise », ont-ils écrit.
La déclaration d’impôts est prévue jeudi
Selon les médias locaux, notamment France 3Anthony Berthôme, était pompier à Saint-Médard-en-Jalles et volontaire à Saint-Jean-d’Illac. Wilfried Schmitter a travaillé comme bénévole et expert au centre de secours de Saint-Médard-en-Jalles. Interviewé par BFMTV, Rudy Perrin, pompier, a travaillé avec Wilfried Schmitter à Paris il y a une dizaine d’années. Il le décrit comme un « pompier modèle » et souligne sa « fierté de travailler avec lui ».
La petite commune est sous le choc, et la commune a mis en place un registre de mots de réconfort pour ses habitants. « Nous sommes choqués, nous ne pensions pas qu’un petit incendie pouvait provoquer un tel drame », a expliqué le maire Stéphane Delpeyrat-Vincent à nos amis.
La cérémonie aura lieu jeudi 23 juillet à 18h30 sur le parvis de la mairie de Saint-Médard-en-Jalles.
Recherche ouverte
Les deux hommes faisaient partie des équipes arrivées sur place « dans les premières minutes de l’incendie », confrontées à des « difficultés extrêmes » dues au changement de vent, a déclaré à la presse le contrôleur général Marc Vermeulen.
Leur camion-citerne a été retrouvé « prisonnier » dans un incendie de pins « très dangereux », entre des flammes de 20 à 30 mètres, dans des circonstances qui méritent d’être expliquées.
Une enquête a été ouverte sur l’origine de l’incendie et les événements qui s’y sont produits, a indiqué le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul.