La France certifie le «mini-drone» Airbus Aliaca pour une utilisation par les navires de la Marine
L’armée française a annoncé la certification du mini-drone de reconnaissance, de surveillance et de collecte de données maritimes AirbusAliaca, une description assez approximative d’un drone de 2,2 mètres d’envergure et d’une capacité de charge utile de 16 kg qui accompagnera bientôt les navires de la Marine nationale.
La Direction générale de l’armement française, qui supervise la qualification des critères spécifiques et l’approvisionnement en matériel pour les agences militaires nationales, a annoncé aujourd’hui son acceptation du nouveau moyen aérien. Le déploiement des mini-drones Aliaca s’inscrit dans le cadre d’un contrat signé l’an dernier avec Airbus d’une valeur de 19,7 millions de dollars pour fournir des systèmes aériens à la Frances Navy.
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Se livrant à son adoration presque soviétique de longs titres nécessitant un acronyme, l’armée française appelle le programme et le matériel qu’il contient Systèmes de Mini Drones ariens embarqués de la Marine (SMDM) essentiellement, Mini-drones de la Marine. L’évolution de la marine française et plus largement des forces armées françaises vers les technologies d’observation aérienne et de collecte de données s’inscrit dans une tendance mondiale en cours parmi les planificateurs militaires.
Le facteur de motivation derrière cela a été l’utilisation efficace de méthodes centrées sur les données à des fins à la fois défensives et offensives qui permettent essentiellement aux machines de prendre en charge non seulement la collecte de renseignements, mais également l’analyse automatique et les conclusions qui en sont tirées.
Cette évolution s’est encore accélérée depuis que les forces ukrainiennes ont démontré les façons étonnantes dont l’utilisation des données visuelles et numériques recueillies par des drones, petits et grands, leur a permis de combattre l’armée russe, bien plus nombreuse et mieux équipée, jusqu’à l’arrêt ou mieux.
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Chacune des 11 nouvelles plates-formes Airbus SMDM de France contient deux mini-drones Aliaca, qui ont été certifiés pour une utilisation par Frances Navy à la suite d’une série de tests en mer. L’engin effectuera une gamme de connaissances de la situation, de reconnaissance et de surveillance des eaux entourant les navires de patrouille.
Chacun des engins à voilure fixe pas si mini est capable de trois heures de vol maximum sur une portée de 50 km et embarque des capteurs électro-optiques et infrarouges gyrostabilisés pour la collecte d’images dans toutes sortes d’environnements d’exploitation.
Installés en moins de 15 minutes par seulement deux opérateurs, les mini-drones Airbus Aliaca lancés par catapulte s’appuient sur leurs moteurs électriques pratiquement silencieux pour effectuer des missions furtives de routine et secrètes à l’usage de la marine française. Lorsque ceux-ci sont terminés, le drone retourne à son navire hôte et atterrit automatiquement dans un filet spécialement conçu.
Les systèmes SMDM d’Airbus seront déployés à bord des navires de patrouille en haute mer de la marine française, des navires d’observation outre-mer et des frégates de surveillance dans des situations militaires et des missions non combattantes telles que la localisation de personnes dans des situations de sauvetage.
Ces capacités permettront au SMDM d’enquêter sur des zones lointaines, d’identifier des structures à des distances supérieures aux portées radar et de caractériser la menace dans un flux vidéo en temps réel, a indiqué le ministère français de la Défense dans son communiqué. Les drones seront capables d’identifier des navires inconnus, de détecter discrètement des navires d’intérêt ou d’aider à la recherche de naufragés.
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