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France : agriculteurs et policiers s’affrontent à Paris DW 28/01/2024

La capitale française, Paris, devrait être le théâtre d’une confrontation lundi entre le gouvernement et des agriculteurs en colère déterminés à « assiéger » indéfiniment la ville en signe de protestation contre la politique agricole.

L’administration du président Emmanuel Macron s’est toutefois engagée à empêcher les agriculteurs de fermer la ville.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a ordonné un déploiement massif de policiers pour « empêcher tout blocus » en dispersant les convois de camions et de tracteurs à destination de la ville, de ses aéroports ou de son marché central.

Les agriculteurs syndiqués du Lot-et-Garon ont annoncé précédemment leur intention de fermer le marché international de Rungis, qui approvisionne Paris et sa région en une grande partie de leurs produits frais.

Les syndicats d’agriculteurs ont déclaré que leurs membres basés autour de Paris tenteraient de bloquer à partir de lundi toutes les principales artères de circulation reliant la ville au reste de la France.

L’une des principales cibles des manifestations est le marché international de Rungis à Paris, où la ville et sa région s’approvisionnent en grande partie en produits frais. Image : Eliot Blondet/abaca/photo alliance

Les agriculteurs toujours en colère malgré les nombreuses concessions du gouvernement

Les agriculteurs protestent contre de nombreuses politiques gouvernementales, notamment celles liées aux subventions fiscales sur les carburants, aux formalités administratives liées à la réglementation environnementale et à ce qu’ils appellent les pratiques de concurrence déloyales de l’UE qui conduisent à des importations bon marché.

Le nouveau Premier ministre français, Gabriel Attal, a déjà fait de nombreuses concessions, mais les agriculteurs estiment qu’elles ne vont pas assez loin.

Vendredi, Attal a promis de supprimer progressivement la taxe sur les carburants et de « simplifier considérablement » les formalités administratives lorsque cela est possible.

Dimanche, le Premier ministre a déclaré aux agriculteurs du centre de l’Indre-et-Loire qu’il était clair qu’ils se trouvaient dans une situation difficile.

« D’un côté nous disons ‘nous avons besoin de qualité’ et de l’autre nous disons ‘nous voulons des prix toujours plus bas' ».

Attal a déclaré : « Nous avons besoin de nos agriculteurs », et a déclaré aux personnes présentes qu’il était important de « trouver des solutions à court, moyen et long terme ». Il a également promis que Paris prendrait « d’autres décisions » pour répondre aux préoccupations des agriculteurs dans les semaines à venir.

Depuis des jours, les agriculteurs français utilisent leurs tracteurs pour gêner la circulation à travers le pays et pour déverser d’énormes quantités de fumier puant devant les bâtiments gouvernementaux.

Mercredi, une éleveuse de bétail de 35 ans et sa fille de 12 ans ont été tuées lorsqu’un véhicule a franchi un barrage routier installé par des agriculteurs près de Toulouse, dans le sud de la France. Son mari, qui manifestait avec elle, a été grièvement blessé.

En France, des agriculteurs en colère provoquent le chaos à l’échelle nationale

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js/lo (AFP, AP)

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