Français ! Assez avec la paresse parrainée par l’État
Ah, Paris au printemps ! Nuages de gaz lacrymogène. Des policiers anti-émeute CRS durs cassent des têtes. Des baies vitrées brisées. Des tas de déchets nocifs brûlent. Les magasins de détail sont dépouillés de leurs activités ou pillés. Des touristes recroquevillés dans leurs minuscules hôtels hors de prix.
Bref, une ville assiégée. Ironiquement, les Français font beaucoup plus de dégâts à Paris que les Allemands en retraite en 1944. Le gouvernement du président Emmanuel Macron est bancal. On parle de son effondrement et d’une nouvelle République plus faible dominée par divers gauchistes.
Les anciens de Paris, comme cet écrivain, savent que le chaos de la rue fait autant partie de sa vie que les apéritifs de l’après-midi. Les émeutes sont le sport préféré de France, dépassant même le traditionnel cinq à sept fois pour un rendez-vous sensuel entre gens mariés.
Les manifestations de rue font partie de la vie parisienne depuis le Moyen Âge. Cette ville antique, fondée par les Romains, a toujours été un refuge pour les malfaiteurs rebelles et souvent violents appelés sans-culottes ou sans sous-vêtements. Ils forment un lumpenprolétariat explosif prêt à éclater dans la violence et le pillage à la moindre excuse. C’est pourquoi le roi Louis XIV fit construire son palais à Versailles, bien éloigné des ruelles grouillantes de Paris.
Les étudiants figurent en bonne place dans les manifestations violentes. On pourrait penser que les étudiants d’une vingtaine d’années ne s’irriteraient pas des réformes des retraites qui les toucheront 40 ans plus tard. Mais la rue parisienne s’est attachée aux réformes nécessaires des retraites de Macron comme une merveilleuse excuse pour l’émeute. Paris a toujours une grande foule d’anarchistes et de hooligans au chômage qui n’attendent que les ennuis, encouragés par des universitaires d’extrême gauche et des révolutionnaires professionnels.
Tout le monde se souvient du soulèvement de rue massif de 1968.
Beaucoup d’émeutiers d’aujourd’hui sont des étudiants. Petite merveille. L’ensemble du système éducatif français est excellent par rapport au système américain de second ordre, mais il est très chargé de marxistes, de communistes, de trotskistes et d’anarchistes. Ils insufflent à leurs jeunes étudiants toutes sortes de boniments de gauche et une haine générale du marché libre et des États-Unis tout en enseignant la sagesse d’Aristote et de Voltaire.
Pour de nombreux Français, l’État est l’unique source de richesse et d’avantages sociaux. Le gouvernement est en effet le papa. Pour obtenir des cadeaux de cette figure paternelle, les étudiants manifestent et lancent de violentes crises de colère. Les gouvernements reculent généralement après de nombreuses discussions difficiles que peu de gens croient.
De grands dégâts sont causés à la plus belle capitale du monde. De petites armées d’émeutiers se cachent toujours dans la vieille ville et le quartier universitaire. Les plus violents sont connus sous le nom de les casseurs ou les briseurs. Beaucoup sont des anarchistes (soutenus, bien sûr, par des dons du gouvernement) et quelques racailles au chômage.
En 1848 et à nouveau en 1968, Paris éclate en révolte contre le gouvernement bourgeois. Les deux révoltes ont été brutalement réprimées par l’armée. En fait, de larges pans de la vieille ville ont ensuite été démolis pour ouvrir de larges boulevards qui pourraient être balayés par des tirs de canon et des charges de cavalerie.
Aujourd’hui, il n’y a pas de tuerie de masse, comme lors de l’infâme soulèvement de la Commune de Paris en 1871. Mais chaque virage à gauche en France a toujours été accueilli par une puissante réaction des conservateurs et de l’Église.
Compte tenu de cette histoire désastreuse de conflit gauche-droite, il semble étrange que le fracas actuel ne concerne que l’âge de la retraite. Il est grand temps de modifier les politiques de retraite.
La France est une nation inondée de retraités chômeurs dans la soixantaine. Les femmes ont tendance à rester à la maison, les hommes traînent et cherchent des choses à faire. Dans la partie de la France que je fréquente, des retraités alsaciens-lorrains rénovent des forts vieux de 100 ans, un travail d’amour que moi, historien militaire, j’encourage chaleureusement.
Mais quel gâchis de talent et de main-d’œuvre. Des hommes vitaux, capables, éduqués qui tuent le temps à cause du faible âge de la retraite.
De plus, l’âge national de la retraite au début des années 60 a été promulgué à une époque où la plupart des gens mouraient dans la soixantaine. Aujourd’hui, 10 années complètes de vie naturelle ont été ajoutées. Il est triste de voir des armées de français talentueux jouer aux cartes alors que le reste du monde s’en prend aux affaires de France.
Macron a eu raison, bien que brutal, de faire passer la législation sur la retraite par le gouvernement. Les Français gâtés ont besoin d’un coup de pied dans les fesses pour raviver leur combativité. Napoléon n’a pas conquis l’Europe et une grande partie de la Russie avec une armée de joueurs de cartes d’une soixantaine d’années.
Eric S. Margolis est un chroniqueur syndiqué. Commentaires : lettres@thesundaily.com