Douze enfants âgés de 4 à 7 ans ont été retrouvés dans la voiture, les deux baby-sitters étant accusées de circuler dans un parc scolaire de l’Essonne.
Deux baby-sitters de Yerres (Essonne) ont été interpellées jeudi 16 juillet pour avoir tenu une crèche illégale sur la commune, a appris BFMTV de source judiciaire. Ils vivaient tous dans une famille d’accueil. Le consentement initial leur permettait d’adopter quatre enfants chacun, soit pas plus de huit enfants dans cette configuration.
Service de Protection des femmes et des enfants (PMI) a reçu plusieurs notifications concernant ce bâtiment.
Lors du contrôle, les baby-sitters ont refusé d’ouvrir la porte pendant trente minutes. Cette fois, il a emmené douze enfants dans la voiture. Lorsque les policiers de la ville se sont rendus au garage, ils ont trouvé une douzaine d’enfants entassés les uns sur les autres.
Le maire de la ville, Nicolas Dupont-Aignanil confirme que les enfants avaient déjà été cachés dans la voiture « lors d’une seule visite » par le passé. Les enfants sont restés dans la voiture pendant une heure. Il explique que ces agissements sont « très dangereux » : « Il y a une volonté de se cacher. Le maire montre que les parents se sont plaints. « Comment est-il possible qu’une telle activité illégale ait lieu à notre insu ? », s’interroge-t-il.
Pas de casier judiciaire
Les deux baby-sitters ont été placées en garde à vue. Le premier a 48 ans. Le second a 41 ans. Tous deux n’ont pas de casier judiciaire.
Les procureurs ont décidé de les traduire en justice. Le premier sera condamné « à percevoir une indemnisation après la décision de refus, de suspension ou de retrait de l’agrément » et à « mettre en danger douze enfants âgés de 4 mois à 7 ans ». Le second figurera également « mise en danger de douze enfants » et « détention de biens sous une enseigne frauduleuse ».
Leur audience publique anticipée s’est tenue le lundi 20 juillet. Les deux tuteurs ont demandé du temps pour préparer leur défense. L’affaire sera donc entendue le 22 septembre au tribunal de grande instance d’Évry. Actuellement, ils sont placés sous contrôle judiciaire et il leur est interdit de se voir et de pratiquer des activités liées aux enfants.