Paris convoque l’ambassadeur de Russie en France après une « importante cyber-campagne »
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé lundi 13 juillet qu’il convoquerait l’ambassadeur de Russie pour lui expliquer l’implication de Moscou. « cybercampagne massive » pour sabotage et espionnage.
« Nous imposerons également des sanctions à neuf individus et quatre organisations responsables de cette campagne de cybersécurité, organisée par l’équipe de sécurité du FSB »a-t-il annoncé dans un entretien à BFMTV/RMC.
Jean-Noël Barrot affirme qu’une dizaine de pays européens, dont la France, sont sous surveillance ces derniers jours.
Les cibles incluent les ministères, les entreprises et les travailleurs, dans le but de « Soit prendre davantage, soit détruire des projets, par exemple des infrastructures ferroviaires, comme ce fut le cas en Pologne »a-t-il ajouté, sans donner de détails.
Le ministre souligne que la France a reconnu l’intervention à cause de cela « très motivé » sa défense contre ces cyberattaques.
Sanctions européennes et britanniques
Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont par ailleurs annoncé conjointement lundi qu’ils imposeraient des sanctions contre la Russie, qu’ils accusent d’être responsable de cyberattaques. « semer la confusion et la division en Europe ».
Des individus et des organisations sanctionnés par l’UE ont été inculpés en relation avec un réseau d’espionnage en ligne qui, selon l’organisation, cible les gouvernements et mène des activités destructrices, telles que des centrales thermiques et électriques, depuis 2010. Le Royaume-Uni a sanctionné 24 individus et organisations.
Le chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a annoncé que les personnes concernées par ces sanctions « Cela aide la Russie à tenter de déstabiliser l’UE, ses Etats membres et d’autres pays ». France, Allemagne, Pologne, Chypre, Pays-Bas, Autriche, Slovaquie, Roumanie et Finlande, « entre autres choses »il a été victime de ce réseau, a-t-il indiqué dans un communiqué.
L’UE a concentré ses sanctions, qui consistent principalement en gels de fret et restrictions de voyage, sur 16 sièges du Service fédéral de sécurité (FSB) russe. Kaja Kallas a déclaré que le FSB « contrôlait divers groupes de cybermenaces » et qu’il « il a fait beaucoup de mauvaises choses sur Internet qui sont en augmentation ».
De son côté, Londres estime que les opérations de renseignement russes « Des cybercriminels ont été identifiés pour recueillir des renseignements afin de soutenir les objectifs militaires russes et étrangers, menaçant la sécurité dans toute l’Europe ».
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