Cédric Jubillar admet avoir tué sa femme Delphine Aussaguel et veut coopérer avec la justice
Bien qu’il ait nié toute implication pendant cinq ans, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine Jubillar, née Aussaguel, disparue du Tarn depuis fin 2020. Un changement de défense qui intervient deux mois avant sa décision en appel, un viol désormais condamné. « impossible » et les avocats des prisonniers estimant qu’ils devaient être entendus et qu’ils devaient rechercher la dépouille.
Cette révélation est consignée dans une lettre manuscrite adressée à son avocat Pierre Debuisson, qui lui a adressé. « la Dépêche du Midi » a eu de la chance. Interrogé par l’AFP, Me Debuisson a confirmé « accepter » un Jubillar et « Son désir de prendre conscience de sa culpabilité dans la perte de son épouse Delphine ».
Jusqu’à présent, le peintre a nié toute implication dans la disparition d’une infirmière de 33 ans dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, dont le corps n’a pas été retrouvé. Il était il a été condamné à 30 ans de prison en octobre 2025 par la cour d’assises du Tarn et doit être jugé en appel à partir du 21 septembre, à Toulouse. Cédric Jubillar est détenu depuis juin 2021, à l’isolement par mesure de sécurité, à la prison de Seysses, près de Toulouse.
Qui était Delphine Jubillar ? Le portrait d’un homme oublié qui aurait tué des femmes
« Avec Jubillar, je doute de tout. S’il veut libérer sa conscience, avoir enfin une vraie voix, il devrait ouvrir la bouche pour parler clairement. »dit l’avocat du cousin de Delphine du « Sud-Ouest ». Également une note à l’avocat du frère ou de la sœur de la victime : « Nous comprenons, mais soyez très prudents pour l’avenir », il a dit à Franceinfo. L’avocate des deux enfants, Malika Chmani, s’est félicitée du revirement de Jubillar : « Nous nous sommes reposés. (…) Maintenant, il est important qu’ils nous disent où se trouve le corps. Je crois que c’est ce qui va arriver, quelle que soit la manière dont nous l’attendons. »
« l’homme faible »
Outre son plaidoyer de culpabilité, Cédric Jubillar s’est dit disposé à fournir des informations sur l’endroit où il a caché le corps. Selon son avocat, il ne donne pas d’explications sur les détails de l’absence de son ami au tribunal. « Je me sentais comme une personne faible, mais qui avait besoin de parler. » Et lors de nos rencontres, il a accepté de participer à cette affaire, avec soulagement, après toutes ces années où il s’est senti harcelé par les enquêteurs et harcelé et pressé par les médias.explique son avocat à « la Dépêche du Midi ».
Lors de la conférence de presse, M. Pierre Debuisson est revenu sur ses relations difficiles et un « le sixième argument » à la fin de Cédric Jubillard » il se retrouve au début du décès de sa femme » Delphine Aussaguel. Selon lui, son client » il n’admet pas qu’il a tué mais qu’il a tué sa femme »se plaignit l’avocat, qui osa réveiller un « un crime passionnel » mais « dans certaines circonstances ». Une qualification sans aucune valeur juridique, qui est toujours utilisée dans les féminicides pour réduire la responsabilité de l’auteur.
Selon Me Pierre Debuisson, Cédric Jubillard est un animal « une tristesse profonde et vraie » à l’opposé de « le pire signe de sa vie ». « Ils restent entre les mains des juges », « Je crois que les réponses apportées par Cédric Jubillar permettront (aux enfants de la famille) de pleurer et d’enterrer Delphine »a ajouté l’avocat, affirmant que son client a bon espoir « reprenez la garde de vos enfants » qu’il a perdu après avoir été destitué en 2025.
Or selon l’avocat, l’acceptation de l’artiste-plâtrier en raison de « Je veux parler »parce que d’ici là, ce serait « bloqué par les réseaux sociaux » et « forte pression des chercheurs ». Le conseil souligne également d’autres faiblesses liées à la consommation de drogues et à son contrôle sur l’isolement cellulaire, raisons qu’il a niées. S’il n’avait pas été placé à l’isolement, il aurait révélé ces révélations plus tôt, affirme-t-il.
Retrouver le corps de Delphine
Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine a mystérieusement disparu de la maison de la famille divorcée, à Cagnac-les-Mines. Bien que les gendarmes de la cellule d’investigation de Toulouse n’aient pas été en mesure d’apporter des preuves irréfutables de la culpabilité de Cédric Jubillar, celui-ci a été accusé de meurtre avec préméditation après six mois d’enquête, sur la base d’éléments solides.
Cédric Jubillar « il ne voulait pas tuer sa femme »a déclaré Guy Debuisson, l’un de ses avocats. Dans un entretien à BFMTV, il a déclaré que la défense s’opposerait à l’idée de tuer des gens pour se faire tabasser. Nuance associée à l’intention de tuer pouvant entraîner une réduction de peine. « L’homicide conjugal est passible de la prison à vie, tandis que l’homicide involontaire est passible de vingt ans de prison. »m’a expliqué Laurent Boguet, l’avocat des enfants de Jubillar.
Le cas de Cédric Jubillar : « Tout dans la recherche lui revient »
Les aveux écrits de Cédric Jubillar ont ébranlé l’affaire quelques mois avant le procès devant la cour d’assises d’appel de Toulouse. Une nouvelle enquête va être menée pour tenter de retrouver le corps de Delphine Aussaguel.
La perturbation de la défense intervient des mois après un changement d’avocat, son nouvel avocat s’exprimant notamment contre l’incarcération de son client. Lors de son premier procès, Cédric Jubillar était représenté par des avocats toulousains Emmanuelle Franck et Alexandre Martin.