Après un terrible accident d’avion près de Nancy, les enquêteurs vont tenter de comprendre
Un accident tragique. 11 personnes sont mortes dimanche 28 juin près de Nancy (Meurthe-et-Moselle) dans un accident d’avion. Il s’agit de l’accident aérien non militaire et commercial le plus meurtrier en France. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’accident.
L’avion, un Pilatus immatriculé en Allemagne, s’est écrasé brutalement après avoir décollé de l’aéroport de Nancy-Essey dimanche en fin de matinée. L’avion les transportait vers le ciel. Les victimes sont cinq instructeurs de parachutisme, cinq étudiants et le pilote.
En Meurthe-et-Moselle, un accident d’avion planifié a fait 11 morts.
Une information pénale a été ouverte par la cellule accident du parquet de Paris. Sur place, 35 gendarmes, dont 15 enquêteurs, ont déjà été déployés. Parallèlement, le Bureau d’enquête et d’analyse pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) a également ouvert une enquête. Les enquêteurs se concentreront sur la boîte noire s’il y en a une, sur les vidéos prises à l’intérieur de l’avion, sur les commandes de vol et s’appuieront sur les déclarations des témoins présents au moment de la catastrophe.
Une boîte noire au tableau ?
Une boîte noire, un enregistreur utilisé dans les situations d’urgence, » n’est pas obligatoire pour ce type d’avion » explique Jean-Paul Troadec, ancien directeur du Bureau d’enquête et d’analyse pour la sécurité de l’aviation civile (BEA). » Il est toutefois possible d’installer soi-même des enregistrements. (…) Par exemple, savoir comment le pilote a voyagé »ajoute-t-il.
Dans les situations sans enregistreur, les enquêteurs seront obligés de prendre en compte d’autres facteurs. « Il faut regarder l’itinéraire : le transpondeur de l’avion émet une information, elle est captée par un radar proche qui donne un point de départ »explique Gérard Legauffre, expert en aéronautique, avant de se qualifier pour cela « les méthodes ne donnent rien ».
Avion « Il semble se déplacer vers la gauche et heurter (le sol) presque immédiatement. Nous verrons donc si toutes les commandes de vol répondent correctement. »dit-il. Il sera donc important de savoir « si l’avion était techniquement compatible » et s’il pouvait « partez avec les biens qui étaient avec vous »il explique.
Des vidéos utiles ?
Un autre moyen important de visionner est celui des vidéos qui seraient réalisées à l’intérieur et à l’extérieur du loft. « Les gens à bord des avions prennent souvent des photos d’eux-mêmes. Ils prennent des photos du pilote, ils prennent des photos du paysage. Tout cela offre une expérience très intéressante pour le BEA. »souligne Jean-Paul Troadec pour Le prix de BFMTV. « Les cartes mémoire sont faciles à utiliser. Il y avait aussi une communication entre le pilote et la tour de contrôle, l’avion devait aussi être suivi par des radars. ajoute-t-il.
Enfin, la mauvaise navigation de l’avion est l’un des facteurs pouvant provoquer l’accident, si les passagers se déplacent à l’arrière de l’avion ou l’inconfort du pilote. « C’est une idée dont on va discuter car il faisait très chaud »explique Jean-Paul Troadec.
Le « une minute »
Selon la source Franceinfo, L’association française de parachutisme a reçu il y a quelques jours un message du ministère des Sports lui demandant de réduire ses activités pendant la chaleur, notamment les sauts en parachute.
« C’est une activité avec saut en tandem qui se fait au pire moment, c’est-à-dire le matin ou l’après-midi, par temps chaud. Dans nos clubs, on saute le matin alors qu’il fait encore froid, et puis, en fin de matinée, c’est parti. Cela recommence lentement le soir après 18 heures. s’il fait un peu froid. Mais pendant la journée, il n’y a rien. » explique Yves-Marie Guillaud, président de l’association de parachutisme.
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