France : Onze personnes sont mortes dans un accident d’avion près de Nancy
C’est le pire accident aérien jamais enregistré France. Onze personnes, dont des infirmiers bénévoles qui devaient effectuer leur baptême de parachutisme, ont été tuées dimanche 28 juin près de Nancy dans l’écrasement inexplicable du petit avion qui les transportait.
Les victimes sont cinq instructeurs de parachutisme, cinq étudiants et le pilote. Toutes les personnes à bord sont mortes et « il n’y a pas de victimes », selon le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy.
L’appareil, une version enregistrée de Pilate Allemagne« A commencé à décoller » de l’aéroport de Nancy-Essey puis « s’est écrasé brutalement », a rappelé sur place le ministère de l’Intérieur. Laurent Nunez. Vers 11 heures, il est tombé à environ 300 mètres de la route, dans une zone herbeuse, à proximité d’un quartier résidentiel et de deux routes.
Les dégâts étaient encore visibles dans la soirée.
Certaines familles des victimes « ont vu le crash de l’avion, ce qui ajoute au choc et au traumatisme », a souligné le ministre.
Les étudiants étaient un groupe d’infirmières libres, « des amies qui ont décidé de sauter en parachute, sans doute pour périr », selon Thierry Pechey, président du département de l’ordre infirmier de Meurthe-et-Moselle.
Le parquet de Paris a annoncé qu’il reprendrait l’enquête. « Des enquêtes, des informations, notamment techniques, ont été confiées au groupe aéronautique » (GTA), a-t-il indiqué dans un communiqué.
Selon l’Agence de recherches et d’enquêtes sur la sécurité de l’aviation civile (BEA), il s’agit de « l’accident aérien le plus grave en termes de population » en France – le terme « aviation générale » désigne l’ensemble des activités de l’aviation civile autres que le transport commercial.
« Il n’y a pas eu d’accident aussi grave dans le transport aérien depuis près de trois décennies », a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot, également sur place.
Pour l’ancien président du BEA, Jean-Paul Troadec, « s’il y avait un accident, ce serait une panne moteur, notamment ». Une mauvaise gestion des passagers à l’intérieur de l’avion aurait également pu conduire à des conflits, a-t-il ajouté. Ou encore, le pilote aurait pu se sentir mal, « une idée dont nous discuterons car il faisait trop chaud ».
L’avion ne disposait pas de « boîte noire », mais les enquêteurs du BEA pourront peut-être s’appuyer sur des vidéos prises par un smartphone à l’intérieur de l’avion, ou par des témoins au sol, pense Jean-Paul Troadec.
« Il est tombé à quelques mètres de la maison »
« J’ai vu l’avion décoller », a déclaré à la presse un autre témoin, qui a souhaité rester anonyme. L’avion « en fait, il avait le nez en l’air, et puis d’un coup, il n’y a plus eu de bruit et il est parti vers la droite », a poursuivi le témoin, qui s’est ensuite rapidement rendu sur les lieux de l’accident pour aider à éteindre l’incendie avec un extincteur.
« J’ai vu tous les corps sans vie au sol (…) On a vu tout de suite qu’ils mouraient immédiatement », a ajouté l’homme.
Le baptême en parachute était organisé par l’organisation Tandemotion et pour certaines victimes « ce baptême était un cadeau », selon le président de l’Aérodrome de Nancy, François Pélissier, cité par le quotidien L’Est républicain.
« C’est incroyable, mais ça aurait pu être pire », a déclaré à l’AFP le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, soulignant que l’avion « est tombé à quelques mètres de la maison ».
Sabrina Kosmala, 43 ans, a également déclaré : « Nous sommes très surpris, car il aurait pu tomber dans les bâtiments.
Une unité médicale a été mise en place pour prendre en charge les proches des victimes et témoins de l’accident.
À plus de 500 kilomètres de là, un autre accident d’avion a fait un autre mort dimanche dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans un accident d’ULM à La Palud-sur-Verdon.
C’est l’AFP