Disparition de Lyhanna : Le maire de Fleurance condamne « l’échec du gouvernement, en France »
Un jour plus tard, le corps d’un enfant « vêtu des mêmes vêtements » a été retrouvé En brefLors de sa disparition le 29 mai, Grégory Bobbato, le maire de Fleurance, a critiqué vendredi 5 juin sur BFMTV-RMC le « véritable échec du gouvernement » et a souligné ce qu’il fallait faire, notamment dans le cadre du droit français, pour lutter contre les violences contre les enfants.
Même si la loi française est « dépréciée par tous depuis longtemps », l’édile assure que : « on peut faire quelque chose » après le drame survenu dans son quartier. Si, selon lui, il n’est pas question d’un « conflit potentiel », Grégory Bobbato souhaite qu’on « mette simplement les faits sur la table » et dise « nous avons échoué ».
« Je ne suis pas venu ici pour dire que quelque chose ne va pas dans les départements ou dans les régions, c’est dans la nature du pays qu’on a besoin de ces informations (…) Il faut se méfier de toute colère et être respectueux », poursuit Grégory Bobbato sur notre antenne.
Le maire fustige le « silence des autorités »
En effet, Grégory Bobbato reviendra sur son discours jeudi soir, devant la mairie de Fleurance. La voix du « peuple » qui prononce deux mots de compassion et de respect pour la famille « face aux « médias techniques, au silence des autorités », fustige le maire.
Ce dernier en profite pour réitérer ses « opinions » La famille de Lyhanna et a réitéré son appel au respect aux proches de la jeune fille.
« On se réveille, à ceux qui dormaient, de façon brisée », raconte l’édile de la commune de 6 000 habitants.
Grégory Bobbato estime, enfin, que « le vrai courage appartient aux victimes, aux enfants » qui gagnent « malgré leur honte et leur peur » en les battant en poussant « les portes de la gendarmerie et de leurs parents ».
« Il faut rappeler que l’enfant est une personne avant de devenir adulte, c’est à nous, les adultes, de protéger les enfants », a-t-il lancé. Même si l’autopsie devrait être pratiquée « dans les prochaines heures », selon un communiqué jeudi du procureur de la République d’Agen, « il est temps de réfléchir et de pleurer », a rappelé l’avocat des parents de En bref.