Neuf hommes sont jugés mardi pour avoir tenté de tuer un opposant à l’Azerbaïdjan.
Neuf hommes accusés d’avoir tenté d’assassiner un blogueur anti-azerbaïdjanais réfugié en France sont jugés à partir de ce mardi 26 mai à Rennes par un tribunal spécial, sous haute sécurité.
Pour l’avocat de Mahammad Mirzali, au-delà de l’attentat qui a failli coûter la vie à son client en mars 2021 à Nantes, l’affaire est « le droit de critiquer le gouvernement abusif et abusif » en France.
Les trois membres du « commando » et leurs soutiens, la nation azerbaïdjanaise tout entière ou l’origine, rejettent les principes auxquels ils s’opposent. Leurs incroyables sponsors seront au cœur de la conversation, qui se poursuivra jusqu’au 12 juin.
« Le mal qu’il a su révéler, c’est ce que nous voulons tuer »
Des mesures spéciales sont mises en place pour assurer la protection de Mahammad Mirzali par une cour d’assises spéciale, composée uniquement de juges professionnels.
Fervent opposant au régime du président Ilham Aliev, Mahammad Mirzali, 32 ans, est un fugitif politique en France depuis 2015. Il dirige une chaîne YouTube et un blog comptant des centaines de milliers d’abonnés.
Le blogueur est sous protection policière depuis 24 heures, dans un lieu tenu secret, depuis qu’il a été grièvement blessé avec une quinzaine de blessures le 14 mars 2021.
S’il est heureux de voir enfin traduits en justice ceux qui ont attenté à sa vie, Maammad Mirzali est « très inquiet ». « Il est sûr que les menaces ne se termineront pas par un procès », a déploré auprès de l’AFP son avocat, Me Henri Carpentier.
« Il ne représente donc rien. Les sales choses qu’il a pu révéler, c’est ça qu’on a voulu tuer », explique l’avocat.
Un blogueur dissident condamné dans son propre pays
Ceux qui auraient contribué à l’assassinat de Mahammad Mirzali en 2021 et un autre, déjoué l’année suivante par les autorités douanières, n’ont pas été formellement établis par la justice. Mais « on sait qu’il vient de la région la plus haute d’Azerbaïdjan », assure Me Carpentier.
Le blogueur dissident a été condamné dans son pays d’origine en 2025, par contumace, à six ans et demi de prison.
Sans aide, le principal suspect a été jugé à Rennes par un trentenaire arrêté muni d’un passeport moldave nommé Andrei Topal, qui est en réalité Emin Qasimov, un azerbaïdjanais membre du groupe mafieux russophone des « voleurs de droit ».
Avec sa compagne, il doit répondre de « tentative d’assassinat en bande criminelle », un délit passible de la réclusion à perpétuité.
Le troisième commando est toujours en fuite et sera poursuivi en son absence. Les six autres accusés sont jugés pour collaboration avec des terroristes.