Keir Starmer du Royaume-Uni fait face à une crise après la défaite des travaillistes aux élections | Actualités électorales
Le Premier ministre britannique devrait prononcer un discours pour rassurer le peuple sur son leadership.
La députée travailliste d’arrière-ban Catherine West a exhorté les ministres à « agir rapidement » pour le remplacer, affirmant qu’elle avait l’intention d’envoyer un courrier électronique à ses collègues pour obtenir leur soutien lundi matin si personne ne se portait volontaire.
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Plus de 30 députés travaillistes ont déclaré que Starmer devrait démissionner ou fixer une date limite pour partir, y compris son ancien collègue Josh Simons, qui a écrit dans le Times que Starmer avait « perdu le pays ».
Les élections de la semaine dernière ont vu les travaillistes perdre environ 1 500 conseillers en Angleterre, principalement au profit des réformistes britanniques et des Verts. Au Pays de Galles, le Premier ministre Eluned Morgan a perdu son siège, mettant ainsi fin aux 27 ans de mandat du parti. En Écosse, le Parti national écossais a conservé sa position, le parti travailliste arrivant en deuxième position.
Certains soutiennent toujours le Premier ministre, notamment la secrétaire à l’Éducation Bridget Phillipson, qui a déclaré à Sky News qu’elle ne croyait pas que « la course à la direction et tous les problèmes qu’elle engendrerait soient une solution ».
Starmer doit prononcer un discours lundi, parallèlement à celui du roi mercredi, qui tentera de convaincre le public et son parti de son leadership. Dans ce document, il devrait déclarer que son gouvernement « sera défini en renouvelant nos relations et en plaçant la Grande-Bretagne au cœur de l’Europe », selon Reuters.
Les travaillistes n’ont pas réussi à inspirer la « confiance du public »
Dans un article paru vendredi dans le Guardian, Starmer a assumé la responsabilité des résultats, soulignant que le Parti travailliste « n’a pas réussi à convaincre le public que nous en faisons assez » pour faire la différence. Il a souligné que même s’il était important de répondre au message envoyé par les électeurs, « cela ne signifie pas aller à droite ou à gauche ».
Starmer a nommé samedi l’ancien Premier ministre Gordon Brown et l’ancienne chef adjointe du Parti travailliste, la baronne Harman, à des postes gouvernementaux de haut niveau dans ce qui semblait être une tentative de renforcer le soutien.
Une course à la direction nécessite l’approbation de 81 députés travaillistes. Parmi ceux qui contestent le leadership figurent le secrétaire à la Santé Wes Streeting, la vice-première ministre Angela Rayner et le maire du Grand Manchester Andy Burnham.
Le gouvernement Starmer est au pouvoir depuis 2024, mettant fin à 14 ans de règne conservateur par une victoire écrasante. Sa popularité a chuté depuis qu’il a décidé de réduire ses dépenses en carburant cet hiver, dans un contexte de crise financière et de scandale entourant les liens de l’ambassadeur américain Peter Mendelson avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein.
Parallèlement, le soutien au parti de droite réformiste britannique et au Parti vert dirigé par Zack Polanski, qui s’oppose à la guerre israélienne contre Gaza, s’est accru.
