A Caen, lors du forum « Normandie pour la paix », Dominique de Villepin affirme vouloir être un « représentant de l’alliance » dans la première phase en 2027.
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin l’a annoncé vendredi 10 avril Caen (Calvados) veut être « candidat de conférence » au premier tour de l’élection présidentielle de 2027 sans inscription.
« Je souhaite, dès le premier tour, être coordinateur », a-t-il déclaré à la presse en marge de sa visite au forum « Normandie pour la Paix », deux jours de rencontres et d’échanges en faveur de la paix mondiale.
L’ancien Premier ministre de 72 ans, connu pour ne pas avoir participé à la guerre française en Irak à l’ONU en 2003 en tant que ministre des Affaires étrangères, prépare son retour depuis plusieurs mois.
Après l’ouverture sur la nécessité de « sauver » le droit international, l’homme politique, qui jouit d’une bonne popularité, même si, pour le moment, cela ne se traduit pas par des intentions de vote, a déambulé pendant une heure dans les salles de réunion, prenant de nombreux selfies avec des lycéens et des représentants de l’Etat associatif.
Mais il a refusé d’étayer sa décision, estimant qu’il y a un « moment » pour se montrer, citant les mots du général De Gaulle : « il faut les deux et une rencontre ».
« Entre LFI et RN, il n’y a rien »
Il a mis en avant son expérience au sein de l’État et dans différents pays pour se distinguer de ses opposants potentiels.
« Depuis 2007, le problème est que nous avons des gens qui n’ont aucune connaissance du gouvernement ni du monde », a-t-il soutenu. « L’avantage pour moi, c’est que tout le monde m’a vu dans des situations différentes. »
Il y a, selon lui, « deux partis politiques avec deux partis politiques », LFI et RN, et « entre les deux, il n’y a rien », a-t-il analysé, confirmant que « personne ne peut dire aujourd’hui jusqu’où ira l’élection d’Édouard Philippe, Gabriel Attal ».
Dominique de Villepin a déclaré que « tout son plaisir » était de « revenir en politique, de rencontrer les gens et de les écouter ». « J’ai tout à faire. »
Il a également affirmé que les Français commencent à se poser la question du président « dans le monde ».
Les électeurs s’interrogent « qui s’opposera à Trump dans le Bureau ovale » et « les conséquences de la victoire de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027 », des questions qui « n’ont jamais existé dans l’histoire de la Ve République ».