Les policiers impliqués dans les tirs de mortiers, l’enquête confiée à l’IGPN… Ce que l’on sait des interpellations violentes à Noisiel

« Tu veux jouer ? On va t’énerver ! ». A Noisiel, en Seine-et-Marne, la police locale a été incendiée par un groupe de personnes dans la soirée du lundi 16 mars.

L’interpellation, qui a été filmée, montre notamment l’escalade des violences physiques et verbales de la part de l’assistant de la personne interpellée, qui a conduit le procureur de la République à ouvrir une enquête, soumise à l’IGPN, pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.

• La police attendue a reçu des tirs de mortier

Lundi soir, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Noisiel. La police municipale et nationale a été brutalisée par des membres du groupe.

Les assistants, qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment « ont fait face à de nombreuses violences de la part de plusieurs personnes », a indiqué le procureur de Meaux Jean-Baptiste Bladier dans un communiqué.

Selon le procureur, les gens ont « utilisé (…) divers projectiles, dont plusieurs destinés à incendier, et tiré des mortiers », en direction des supporters. « Il est également confirmé que plusieurs personnes ont tenté violemment de pénétrer dans la maison afin, peut-être, d’y mettre le feu », a précisé le procureur.

• Arrestations violentes filmées sur les réseaux sociaux

Dans la vidéo, publiée et largement partagée sur les réseaux sociaux, plusieurs policiers marchent dans la rue. On entend l’un d’eux dire à la foule : « Tu veux jouer ? On va te baiser », avant d’ajouter « tu verras. Je m’en fiche, vous êtes tous connectés ».

Très vite, un homme est agressé, l’assistant lui ordonne de « courir », tout en lui tirant violemment dessus. Les deux marchent en échange, avant que l’homme ne s’enfuie. Après un certain temps, on voit dans les images ce qui semble être une bombe lacrymogène qui s’approche très près de la tête de l’homme arrêté, qui est au sol. L’homme est ensuite battu par un policier.

Selon le procureur, « aucun blessé n’a été hospitalisé » en Seine-et-Marne lors de cet incident, malgré des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux faisant état de plusieurs personnes grièvement blessées.

Cependant, l’homme qui apparaît dans la vidéo et qui a été roué de coups par les policiers a été grièvement blessé et a été incapable de travailler pendant 5 jours, selon le communiqué de Jean-Baptiste Bladier.

• Huit personnes ont été placées en garde à vue, deux ont été renvoyées mardi

Au total, huit personnes ont été arrêtées et emprisonnées. « La visite médicale de huit personnes incarcérées a confirmé que trois d’entre elles étaient frappées d’incapacité, ladite ITT a été établie aux jours 1, 3 et 5 », précise le procureur.

Parmi les huit personnes placées en garde à vue, deux adultes ont été déférés au parquet de Meaux pour « violation de l’interdiction de divulguer au public ».

Les deux autres policiers arrêtés seront traduits en justice mercredi. Le premier sera nommé « pour comparaître après avoir préalablement plaidé coupable d’actes séditieux et séditieux ». Une seconde sera également prononcée pour « provocation suivie d’un coup d’arme ».

Le procureur a également décidé de retirer de la garde à vue « quatre personnes – un adulte et trois enfants – qui étaient arrêtées par la police pour leur éventuelle implication dans des violences urbaines ».

• Trois enquêtes ont été ouvertes, l’IGPN a retenu

Face au conflit de cette nuit, trois enquêtes distinctes ont été ouvertes par le procureur. Le premier est lié à « la violation des lois interdisant l’apparition et l’incitation à la rébellion ». Celui-ci sera remis à la Préfecture de Police de Torcy.

La deuxième enquête portera sur les violences urbaines, et « sera menée conjointement par la police de Torcy et la police centrale de Seine-et-Marne ».

La troisième enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police, qui a ouvert « une enquête en urgence sur les brutalités volontaires de la ou des personnes dépositaires de l’autorité publique » lors de l’interpellation violente, explique le parquet de Meaux.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

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