« Toute mise en place prend très longtemps » : l’ancien ministre de l’Économie, Antoine Armand, élu à Annecy
Paris Match : Que représente votre victoire ?
Antoine Armand : La volonté de rassembler le milieu, c’est la liberté de tourner la page de six années de théorie créationniste de la majorité. Lorsque les humanistes du Common Core s’unissent, ils gagnent.
C’est la première fois que le camp présidentiel retrouve une ville de plus de 100 000 habitants.
Les résultats à Bordeaux ne sont pas encore connus. Mais je veux dire que c’est une fierté qui est la preuve que les modérés ont encore une place sociale et politique mais qu’ils dépassent ce cadre.
Vraiment? Tu es spécial ce soir.
Partout dans le monde, Gabriel Attal a eu une approche pragmatique ce qui permet l’échange sans donner trop d’espace, quitte à être moins en avant. Cela a un prix, mais cela garantit qu’ils sachent réfléchir à la première impression.
Comment expliquez-vous qu’il soit très difficile pour le parti présidentiel de s’implanter dans votre région ?
Toute création prend beaucoup de temps – cela est arrivé à tous les partis dans l’histoire de la politique. Il faut aussi une décision très profonde, comme la mienne, pour s’engager corps et âme dans sa ville pendant de nombreuses années et lui donner la priorité politique.
Qui vous remplacera à l’Assemblée nationale ?
Mon adjointe Danièle Carteron, élue locale d’un petit village, qui était déjà députée lorsque j’étais à Bercy, est très engagée dans la construction de maisons. C’est un grimpeur passionné.