Seine-Saint-Denis : les autorités recherchent toujours Madoua, 4 ans
Madoua, un enfant autiste de quatre ans disparu la semaine dernière sur les bords de la Marne en Seine-Saint-Denis, n’a pas encore été retrouvé, malgré la « mobilisation de centaines de policiers et de militaires », et « les recherches et les investigations se poursuivent rapidement », a indiqué mercredi le procureur de la République.
Dans un communiqué, le procureur de la République de Bobigny, Eric Mathais, a rappelé que la mère de Madoua a appelé la police le 25 février « car son fils de quatre ans, qui jouait avec lui dans le parc d’André Devambez au bord de la Marne, à Neuilly-Plaisance, a disparu vers 2h15 ».
Selon l’appel à témoins lancé par la préfecture de police de Paris (PP), Madoua – qui est autiste et ne parle pas – est partie « en courant au Perreux-sur-Marne ».
De nombreux habitants se sont joints aux recherches, notamment pour surveiller la Marne, qui était très haute et puissante, a rapporté l’AFP.
« Le nombre de personnes et les moyens matériels ont été mis à profit et mis à profit pour retrouver l’enfant, dans une zone de recherche d’environ 34 kilomètres d’est en ouest, dans les départements de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris, et mobilisé des centaines de policiers et de militaires », a insisté le chef de l’opposition.
Vols en hélicoptère
Il évoque notamment « de nombreux déplacements » en voiture et à pied, des « enquêtes de quartier », le renforcement de la police municipale dans quatre villes…
Les pompiers de Paris enquêtent également, « par bateau et à l’aide de drones, pénétrant dans les eaux de la Marne avec l’aide de chiens », a précisé le procureur de la République. La Brigade fluviale de la Préfecture de Police (PP) a procédé à « l’inspection des bateaux dans les berges », une prospection au « sonar embarqué » et une « inspection sous-marine et plongée », précise-t-il.
Des missions d’hélicoptères ou de drones au-dessus du fleuve et des environs ont également été effectuées par des gendarmes ou des policiers. « La famille et les résidents se sont également fortement unis pour donner les informations qu’ils souhaitaient et organiser l’enquête », précise le juge.
« Grand déficit »
Le 2 mars 2026, la Brigade de Protection des Mineurs PP a été informée de la poursuite de l’enquête.
Le plaignant rappelle que « puisqu’il s’agit d’une perte inquiétante et non d’un vol confirmé, le système d’alerte antivol ne s’applique pas » dans ce cas.
L’avocat des parents de l’enfant, Me Yassine Bouzrou, s’est mobilisé en publiant le récit du procureur de la République estimant qu' »attendre quatre jours avant de rencontrer la Brigade de protection des mineurs est un gros échec ».
« La perte d’un enfant, c’est du temps perdu et la vie est en danger. » L’inertie initiale et le manque de visibilité de la famille sont incompréhensibles », a ajouté l’avocat, pour qui « le très peu de visibilité entourant cette perte a été très préjudiciable ».