Quelle est et où est la probabilité d’un grand tremblement de terre en France ?

Le récent tremblement de terre au Maroc, qui a fait des milliers de morts, a suscité des inquiétudes quant à savoir si la France pourrait également être exposée à un risque de séisme important. Comme le Maroc, la France n’est généralement pas considérée comme une zone à haut risque.

Qu’est-ce qui cause les tremblements de terre ?

La libération de la pression qui s’accumule le long des lignes de faille provoque des tremblements de terre. La libération de cette pression provoque des mouvements brusques, qui à leur tour libèrent de l’énergie sous forme d’ondes sismiques.

De nombreux facteurs déterminent le degré de destruction d’un tremblement de terre, notamment la profondeur sous terre.

En règle générale, plus le séisme est proche de la surface, plus il est dévastateur. Par exemple, les tremblements de terre survenus en Turquie et en Syrie plus tôt cette année se sont produits à seulement 18 kilomètres sous la surface de la Terre.

Les ondes sismiques n’ont pas eu à parcourir une grande distance avant d’atteindre la surface et l’impact a donc été sévère.

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Risque sismique en France

Des tremblements de terre surviennent régulièrement en France, aussi bien en métropole que dans les territoires d’outre-mer, données sur le site du gouvernement français spectacles gorisques.

Cependant, la plupart d’entre eux sont de faible ampleur, même si certains ont causé des dégâts à des bâtiments ces dernières années, notamment à Annecy dans le sud-est de la France et à Saint-Paul-de-Fenouillet dans le sud, toutes deux en 1996.

Les derniers tremblements de terre ayant fait des victimes en France ont eu lieu en 1967 à Arette dans le sud de la France et en 1909 à Lambesc dans le sud-est de la France.

Le gouvernement français a publié en 2011 une carte, toujours valable, qui aborde les risques sismiques en France et dans les territoires d’outre-mer sur une échelle de 1 à 5. Le niveau 1 signifie que le risque sismique est très faible et le niveau 5 signifie qu’il existe un risque élevé.

Crédit : MEEM /ecologie.gouv.fr

La carte montre qu’environ la moitié de la France – autour de Paris et dans la région Aquitaine au sud-ouest – est exposée à un risque sismique très faible.

Le centre de la France est considéré comme une zone à faible risque, mais le risque augmente dans les zones proches des frontières allemandes, suisses, italiennes et espagnoles, à proximité des chaînes de montagnes des Alpes et des Pyrénées.

Essentiellement, des plaques tectoniques peuvent être trouvées là où se trouvent des montagnes et là où il y a des plaques tectoniques, le risque de tremblements de terre est plus élevé.

C’est aussi la raison pour laquelle le risque est plus élevé dans l’ouest du pays. L’ancienne région Basse-Normandie, qui regroupe aujourd’hui les départements du Calvados, de la Manche et de l’Orne, est située sur un ancien massif montagneux, le Massif Armoricain.

Cette chaîne de montagnes s’étend sur la Bretagne actuelle, l’ouest de la Normandie et la région des Pays de la Loire.

Bien que le risque de tremblements de terre ne puisse être ignoré, il est faible, a déclaré Daniel Amorese, sismologue à l’Université de Caen en Normandie.

M. Amorese a déclaré à France 3 que le risque d’inondations et d’érosion côtière dans cette zone est bien plus important que celui des tremblements de terre.

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Règlement de construction

L’un des plus grands problèmes en cas de tremblement de terre est que les bâtiments peuvent s’effondrer. Cela endommage les infrastructures et peut écraser les habitants à l’intérieur. La France dispose de réglementations visant à empêcher l’effondrement des bâtiments lors de tremblements de terre.

Samuel Auclair, ingénieur en risques sismiques, a déclaré au site français capital.fr que ces réglementations sont en vigueur depuis les années 1970 et ont réussi à garantir que les bâtiments qui y répondent, bien qu’endommagés lors d’un séisme, ne s’effondrent pas.

La réglementation en vigueur partout en France diffère selon les régions, en fonction du risque sismique. Elles sont ainsi plus strictes à Nice, par exemple, où le risque est plus élevé, qu’à Paris, une zone à faible risque.

M. Auclair a précisé que la réglementation n’est pas rétroactive, mais s’applique uniquement aux nouvelles constructions.

Dans le département d’outre-mer des Antilles, département français présentant le niveau de risque le plus élevé, le gouvernement est en train d’adapter des bâtiments stratégiques plus anciens, tels que des écoles et des hôpitaux, pour résister aux tremblements de terre.

Ce n’est pas le cas dans toute la France où le risque est jugé relativement faible.

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