Mort d’un ouvrier du Gard : une information judiciaire a été ouverte pour meurtre
Le parquet de Nîmes a annoncé ce jeudi 23 avril l’ouverture d’une information judiciaire « du chef d’homicide volontaire au cours du travail » après le décès d’un ouvrier sur un chantier de formation six jours plus tôt. Avec BFMTV, la critique revient sur ce qui s’est passé à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. « Le 17 avril, vers 8h30 du matin, les policiers du commissariat de Bagnols-sur-Cèze ont été informés d’un décès dans une entreprise de la ville après un accident de chariot élévateur », écrit-il.
L’élève, qui était élève au lycée Sainte-Marie, situé dans la même ville, « était assis sous un chariot élévateur », a d’abord révélé le proviseur du lycée de Montpellier.
« Il a été découvert que le garçon mort conduisait un chariot élévateur dans la zone extérieure de l’entrepôt où étaient stockées les marchandises lorsque la machine et le garçon se sont renversés. Il est décédé sur le coup sous le poids de la machine », a indiqué la mairie de Nîmes.
Liste des « dangers dangereux »
Une enquête pénale a été ouverte et l’autopsie demandée a permis de « confirmer que le décès a été causé par l’accident avec le chariot élévateur », explique le procureur.
L’enquête menée par la police de Bagnols-sur-Cèze et la task force « a voulu confirmer le fait qu’ils étaient des jeunes formés, à prendre et conduire la charrette, et à violer les règles de sécurité qui ont provoqué le dangereux accident et ce qu’ils ont fait », poursuit le communiqué.
Le garçon, âgé de quinze ans, travaillait dans l’entreprise depuis quelques jours lorsque l’accident s’est produit. En juin 2025, le syndicat CGT de l’Education nationale avait condamné les « accidents tragiques » qui ont coûté la vie à trois jeunes lors de stages consécutifs de formation en entreprise. « En raison du nombre croissant d’apprentissages dans l’industrie, les jeunes sont confrontés à des risques sans préparation », a critiqué l’organisation.