Manifestation de droite du Comité du 9 mai interdite à Paris, un groupuscule fait appel
Les libertaires français et les néofascistes européens défileront-ils samedi dans les rues de Paris, en référence au Comité du 9 mai (C9M) ? Il n’en est pas question, selon les arrêtés de la préfecture de police de Paris, publiés mardi 5 mai. L’autorité a interdit l’organisation d’un tel voyage, ainsi que l’activité antifasciste, prévue le week-end de celui-ci.
La mort de Quentin Deranque : le grand rétablissement de la liberté européenne
Une décision motivée par un certain enjeu politique, trois mois après le décès de Quentin Deranque, militant d’extrême droite. Ce dernier fut martyrisé par le comité du 9 mai ; un groupe créé en 1994 pour honorer la mémoire du militant d’extrême droite Sébastien Deyzieu, décédé après une chute accidentelle d’un toit alors qu’il tentait d’échapper à la police.
L’interdiction ne semble pas avoir dissuadé un petit groupe minoritaire, qui a indiqué avoir fait appel devant le tribunal administratif pour violation du droit de manifester. Une raison qui a déjà poussé la justice à modifier les lois préfectorales en 2024 et 2025.
• En 2025, les saluts nazis sont des symboles de « l’idéologie néo-nazie »
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, préconise depuis longtemps, en une règle de quatre pagessa décision d’annuler les manifestations du Comité du 9 mai. Il revient sur l’historique des actions du groupe de droite et rappelle que lors du même voyage prévu le 10 mai 2025, « plusieurs participants » il était « Vous souhaitez cacher tout ou partie de leur visage sans raison valable »et même ça » engagement d’entreprise durable » faire « arrête de faire ça ». Ce qui constitue un délit au sens de l’article 431-9-1 du Code pénal. Face aux violations répétées de la loi, le préfet de police voit alors un « grand danger » sur la répétition.
Patrice Faure informe également que l’année dernière « Des assistants arrêtés » verser Bonjour et où « Plusieurs manifestants arboraient des signes conformes à l’idéologie néo-nazie ». Parmi eux, un tambour blanc aux flammes rouges, semblable aux Jeunesses hitlériennes comme marqué de la date » Libération ».
• Après la mort de Quentin Deranque, « la politique politique »
Parallèlement, la Préfecture de Police mentionne également « questions politiques et très incohérentes »se souvenir La mort de Quentin Deranque, membre du mouvement naziil a été tué le 16 février 2026 à Lyon, lors d’un conflit avec des antifascistes. La répression, qui a suscité l’intérêt des mouvements de droite à travers l’Europe. Et cela, même la réunion du 9 mai devrait être acceptée « certains militants ultranationalistes de plusieurs pays européens, notamment de Hongrie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne et d’Italie ».
Comment la mort de Quentin Deranque déclenche la fusion entre droite et droite
• « village » à droite est interdit
D’autant que le groupe antinazi et le « village contre l’extrême droite » de la place du Panthéon, organisés sous le slogan « pas de nazis à Paris », ont été organisés en riposte les 8 et 9 mai. Ils ont également été interdits par deux autres arrêtés préfectoraux du 5 mai. Patrice Faure a estimé que « Des violences peuvent survenir dans les lieux publics en marge ou à la fin des manifestations ». Un débat a déjà eu lieu le soir du 28 mars 2026 à Paris, entre l’opposition, à proximité des images de la Commission du 9 mai.
La Préfecture de Police veut interdire un « un conflit entre les groupes opposés d’extrême gauche et d’extrême droite », comme c’était déjà le cas en décembre 2025 à Nantes, en janvier à Rennes ou début mars à Toulouse.
• Faire appel au tribunal administratif
Le jour même de la publication du décret, le Comité du 9 mai a annoncé son intention de contester la décision devant les tribunaux. « Nos avocats ont déjà fait appel devant la Cour suprême de Paris pour faire annuler cette décision honteuse »écrit sur X. Avant d’ajouter n’hésitez pas « Une minute seulement pour que, comme en 2024 et 2025, le tribunal (lui) prouve qu’il a raison ». Ce petit groupe revendique le droit de manifester.
Et c’est au nom de la préservation de cette liberté juge des référés au tribunal administratif de Paris elle s’est arrêtée en 2024 et 2025 pour stopper les manifestations déjà prévues entre l’arrêt RER Port-Royal et la rue des Chartreux. En revanche, le tribunal a accepté en 2025 interdire la manifestation antifascisteparce qu’il était sur le même chemin. Une décision qui était considérée comme susceptible de provoquer des conflits entre différents militants.
• C9M, un sous-groupe émergent
Le Comité du 9 mai, connu sous l’expression « Sébastien présent » a été fondé après le décès accidentel, le 7 mai 1994, de Sébastien Deyzieu, associé au mouvement politique de l’Œuvre française. Depuis trente ans, chaque mois de mai, le Comité du 9 mai rassemble des milliers de militants de droite pour honorer la mémoire de ce militant. Mais cette année, le Comité du 9 mai, qui a changé son slogan en réponse au décès de Quentin Deranque en « Quentin ici », a annoncé que la réunion de 2026 sera également adressée à la mémoire du militant de droite lyonnais. L’annonce est faite par d’autres groupes connus comme Luminis.
Ce petit groupe commence à apparaître sur les réseaux sociaux. Il a également lancé le site Internet en avril dernier et vend plusieurs produits (t-shirts, cache-cou, affiches, autocollants, etc.), dont il fait la promotion sur les réseaux sociaux. Un marketing qui semble s’inscrire dans une stratégie durable.
Cela ne veut pas dire que le groupe cache ses opinions politiques proches du mouvement néo-nazi. Connu pour son drapeau noir orné d’une croix celtique – symbole toujours associé au mouvement néofasciste – le Comité du 9 mai utilise le slogan « Europe, Jeunesse, Révolution » sur son site Internet. Le terme populaire nationaliste-révolutionnaire, utilisé par le GUD (Groupe syndical de défense), dissous en 2024.
Aussi, selon les révélations de Mediapartl’organisatrice qui a déposé cette année la demande d’agrément pour l’exposition à la Préfecture de Police, Joséphine de La Chapelle, raconte avoir demandé aux invités de son futur mariage avec le fondateur de l’information Erwan D. de leur offrir un tableau en cadeau. Un tableau dont les origines sont attribuées à Adolf Hitler.