L’histoire de Gilbert Gaudry : ce sixième « cold case » dont Grêlé est désormais le premier suspect ?
Gilbert Gaudry a-t-il été victime de « Bien-aimé » ? C’est l’avis désormais apprécié par la Cellule présentée dans les dossiers en cours et non résolus du parquet de Nanterre. Depuis 2024, les enquêteurs du « cold case » travaillent sur le meurtre d’un industriel, tué en 1990 dans l’Essonne.
Sur la base du rapport balistique et de la technique d’écriture réalisée dans le cadre d’un dossier resté sans réponse depuis de nombreuses années, de sérieux doutes subsistent désormais sur François Vérove, dit « Grêlé », nous indique le procureur, confirmant une information du parquet. parisien.
En 2021, alors que la corde l’entourait, l’homme se suicida, laissant une lettre dans laquelle il s’accusait de meurtre, sans citer les noms des victimes, restant flou sur le nombre et l’identité de ces dernières.
Attention, mais sans aucun doute
Début juin 1990, un homme est retrouvé attaché à un arbre dans la forêt de Saint-Aubin, lieu connu à l’époque pour ses bandes et ses manifestations, près d’Évry dans l’Essonne. La victime, identifiée comme étant l’industriel Gilbert Gaudry, 43 ans, a reçu une balle dans la nuque.
Sur les lieux du crime, les enquêteurs ont retrouvé une balle de 9 mm PA MAC 50, type d’arme principalement utilisée par les gendarmes avec leurs armes auxiliaires.
Ils ont également découvert que le chèque de la victime avait été utilisé, le lendemain du meurtre, à plusieurs reprises, pour acheter divers objets dans Paris, dont un magnétoscope. Interrogés, plusieurs témoins ayant rencontré le ravisseur ont affirmé que le suiveur possédait une carte à trois drapeaux, comme celle de la police et de la gendarmerie.
Malgré ces quelques indices, l’enquête de l’époque n’a pas permis de mettre la main sur un suspect, et le meurtre de Gilbert Gaudry est resté inconnu pendant de nombreuses années.
Tuerie près de la route du « Grêlé »
Il faudra attendre 2024 donc le fichier démarreplacé en garde à vue par les enquêteurs du « champ froid ». Depuis deux ans déjà, les juges confondent le voyage avec le modus operandi de « Grêlé », de son vrai nom François Vérove, auteur de plusieurs meurtres et viols dans les années 1980 et 1990.
Si l’homme est soupçonné d’avoir agressé des jeunes filles et des femmes, d’autres éléments laissent penser qu’il est le premier dans l’enquête sur le meurtre de Gilbert Gaudry.
D’une part, le constat balistique réalisé en 2025 montre que l’arme de François Vérove, ancien gendarme, donne une « signature concordante » avec la balle retrouvée dans la tête de Gilbert Gaudry, indique le parquet de Nanterre. Il n’est cependant pas possible d’affirmer que l’arme que « Grêlé » aurait pu utiliser dans ce meurtre est celle utilisée dans le suicide, fait-on également référence à la même source, puisque la balle mortelle a été détruite.
Autre chose qui permet de penser à François Vérove comme un suspect fiable : un expert comparant des documents a également confirmé que ce dernier est l’auteur de la falsification des chèques volés par Gilbert Gaudry en 1990.
Plusieurs victimes en région parisienne
« Pockmarked » doit son nom à la texture de sa peau, que les victimes ont décrite comme irrégulière. L’homme est soupçonné d’être impliqué dans plusieurs délits en région parisienne, dont le viol et le meurtre de Cécile Bloch, 11 ans. La jeune fille a été retrouvée poignardée à mort dans la cave de son appartement, dans le 19e arrondissement de Paris, en mai 1986.
L’analyse ADN réalisée sur François Vérove après son suicide à l’âge de 59 ans a permis aux chercheurs de confirmer son lien avec plusieurs affaires non résolues jusqu’à présent, notamment les trois meurtres dont Cécile Bloch, et le double viol.
Les preuves de l’enquête sur le meurtre de Gilbert Gaudry pourraient désigner ce dernier comme le sixième tueur.
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