Les incendies dans le Var et en Gironde inquiètent en raison de la météo très défavorable
Plus que 4 800 hectares couverts en Gironde et 2 500 hectares dans le Var. Ce jeudi 23 juillet est marqué par des incendies de grande ampleur en France, alors que les pompiers sont déjà mis à l’épreuve par une saison des incendies aussi violente que précoce.
Le spectre de l’incendie de 2022 hante le nord du bassin d’Arcachon (Gironde), où les flammes progressent et ont entraîné l’évacuation de plus de 20 000 habitants et les touristes, quatre ans plus tard l’incendie cauchemardesque à Landiras et La Teste-de-Buch. Dans le Var, l’incendie « n’est pas encore réglé » mais il « reste stable »a annoncé ce jeudi matin le préfet, Simon Babre.
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Ce dernier a autorisé les 400 personnes évacuées à regagner leurs domiciles pour « permettre d’évaluer les dégâts ». La vigilance reste de mise puisque, comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessousle Var reste en alerte rouge avec un risque d’incendie « très élevé »tout comme dans quatre autres départements du pourtour méditerranéen.
La situation n’est guère plus enviable en Gironde, placée en alerte orange (« risque élevé ») tout comme une multitude de départements du sud et de l’ouest de la France.
Un cocktail infernal de vent et de forte chaleur
« Les conditions sont réunies » à faire ce jeudi « une journée à fort risque d’incendie de forêt sur une grande partie sud et ouest du pays »écrit Météo-France dans son bulletin quotidien. La cause, selon le prévisionniste, est le renforcement du Mistral, mais aussi du « Vent d’ouest sur la côte varoise » un toi « libeccio en corse »avec des rafales pouvant dépasser les 60 km/h dans l’après-midi.
Ce vent augmente le risque d’incendie puisqu’il se combine à une hausse du mercure dans la moitié sud – « 34 à 37 degrés » – de l’Aquitaine à l’Occitanie en passant par la Provence, détaille Météo-France, qui anticipe « parfois jusqu’à 38 ou 39 degrés à l’intérieur des départements méditerranéens ».
Ces conditions défavorables appellent à la prudence, comme l’explique à l’AFP Franck Graciano, du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Var. « La situation peut paraître calme mais la journée est menacée »a insisté le professionnel qui parle de photo « jusqu’à 45°C » dans les terres et dit qu’il craint « un mistral qui se lèvera en début d’après-midi » et pourrait redonner de la force à le feu.
Le « contexte venteux » est également mentionné par Var actuelqui désigne le mistral comme « la principale chose à surveiller ». Les médias locaux rappellent que tous les massifs du département sont « entièrement fermé » et que certaines activités, comme les barbecues, sont interdites.
Feux favorisés par la végétation et les sols secs
Les pompiers pourraient également être mis en difficulté en Gironde, comme expliqué La chaîne météonotant que l’heure à laquelle « restera chaud, sec et largement ensoleillé » pourrait « compliquer les opérations ». En Aquitaine comme dans le Var ou dans la vallée du Rhône, ces rafales s’accélèrent « dessèchement » et peut « favoriser la récupération »souligne le média spécialisé.
Le temps est « défavorable »a également indiqué la préfète de Gironde, Sophie Brocas, demandant « solennellement » la population à respecter les consignes d’évacuation. Les risques d’incendies avaient préoccupé les autorités en début de semaine, comme l’a rapporté Actualités Bordelaises qui a mentionné le « végétation sèche » et le « manque d’irrigation des sols ».
Cette sécheresse des plantes et des sols n’est pas nouvelle : elle dure depuis des mois et s’est accentuée par canicules exceptionnelles récentes. Ce contexte, commun au Var et à la Gironde, ne peut que favoriser l’embrasement des massifs. «Ces derniers jours, il fait particulièrement sec en forêt»a déclaré à l’AFP Bernard Roche, un homme de 75 ans qui habite à Porge, une des communes touchées par l’incendie en Gironde.
Peut-on espérer une diminution du risque d’incendie après les orages annoncés samedi ? Oui et non, tempère La Chaîne Météo, qui reconnaît que les précipitations « peut temporairement humidifier le sol ». Problème : « La foudre pourrait aussi provoquer de nouveaux incendies » et les pluies, « irrégulier »ne suffira pas à résoudre une sécheresse qui «restera profond»explique le prévisionniste. Selon lui, « tout répit sera temporaire » avant une nouvelle hausse des températures la semaine prochaine.
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