Le président nigérien détenu vu par un médecin, la CEDEAO suspend sa réunion militaire

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21h31: la France et les États-Unis « pas exactement sur la même longueur d’onde »

La journaliste principale de FRANCE 24, Catherine Norris Trent, rapporte depuis l’Afrique de l’Ouest où elle dit que la situation est « complexe » et qu’il y a « plusieurs développements parallèles qui se déroulent en même temps ».

S’adressant à des sources diplomatiques sur le terrain, Norris Trent a déclaré que la France et les États-Unis, qui ont tous deux des troupes au Niger, « ne sont pas exactement sur la même longueur d’onde ».

20h16: Les chefs religieux nigérians arrivent au Niger pour rencontrer la junte militaire

Des chefs religieux nigérians sont arrivés samedi au Niger pour rencontrer des militaires qui ont pris le pouvoir le mois dernier, ont indiqué à l’AFP des sources proches du régime et de la délégation.

Le Premier ministre nouvellement nommé, Ali Mahaman Lamine Zeine, a reçu la délégation à l’aéroport Diori Hamani de la capitale, a rapporté l’agence de presse nigérienne ANP.

La délégation est composée de responsables religieux musulmans et dirigée par Sheikh Bala Lau, leader du mouvement salafiste Izala au Nigeria.

Une source proche de la délégation a indiqué à l’AFP que le groupe était parti en mission de médiation avec l’accord du dirigeant nigérian Bola Tinubu, actuellement président du bloc ouest-africain de la CEDEAO.

« La délégation cléricale se trouve actuellement à Niamey sur mandat du président Bola Ahmed Tinubu pour apaiser les tensions créées par la perspective d’une intervention militaire de la CEDEAO », a indiqué la source sous couvert d’anonymat.

« Les religieux sont à Niamey pour expliquer aux dirigeants de la junte que le Nigeria ne combat pas le Niger et que les décisions prises sur le Niger ne sont pas celles du Nigeria mais celles de la CEDEAO en tant que bloc régional », a indiqué la source.

Plus tôt dans la semaine, Lau avait dirigé une délégation d’ecclésiastiques qui ont rencontré Tinubu dans son bureau de la capitale nigériane où la mission a été discutée, a indiqué la source.

19h07: Le parlement de la CEDEAO vise à envoyer une commission pour rencontrer les putschistes nigériens

Le parlement du bloc régional de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, a l’intention d’envoyer une commission au Niger pour rencontrer les putschistes qui ont pris le pouvoir le mois dernier et ont jusqu’à présent résisté aux pressions diplomatiques pour rétablir un régime civil, a déclaré samedi un porte-parole du parlement.

16h40 : Le président nigérien détenu Bazoum vu par un médecin, selon son entourage

Le président nigérien Mohamed Bazoum, qui est détenu depuis qu’il a été renversé par des membres de sa garde le mois dernier, a été vu par son médecin samedi, a indiqué son entourage, dans un contexte d’inquiétude croissante pour sa santé.

Le président a reçu la visite de son médecin aujourd’hui, a indiqué à l’AFP un membre de son entourage, ajoutant que le médecin avait également apporté de la nourriture pour Bazoum, sa femme et son fils qui sont détenus avec lui.

« Il va bien, compte tenu de la situation », a ajouté la source.

12h20: L’action militaire de la CEDEAO serait une « opération de police », selon le FM nigérien

Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Hassoumi Massaoudou, a nié samedi que l’intervention militaire proposée par la CEDEAO au Niger serait une guerre contre le peuple du pays, qualifiant plutôt la menace de conflit armé d' »opération de police contre les preneurs d’otages ».

« L’option militaire sérieusement envisagée par la CEDEAO n’est pas une guerre contre le Niger et son peuple mais une opération de police contre les preneurs d’otages et leurs complices », a-t-il déclaré.

L’Union européenne et l’Union africaine se sont jointes cette semaine à un chœur de voix appelant à la libération du président déchu Mohamed Bazoum. Bazoum est assigné à résidence depuis le coup d’État du 26 juillet.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Turk, a déclaré que les conditions de détention signalées de Bazoum « pourraient constituer un traitement inhumain et dégradant, en violation du droit international des droits de l’homme ».

10h06: La CEDEAO travaille toujours sur les détails de la « force en attente » armée

Des sources diplomatiques ont suggéré que la CEDEAO pourrait essayer de solliciter un financement de l’UE pour aider à rassembler une force militaire pour son projet d’intervention au Niger. La journaliste principale de FRANCE 24, Catherine Norris Trent, décompose certains des défis juridiques, logistiques et financiers auxquels est confronté le bloc ouest-africain alors qu’il envisage sa prochaine décision.

9h02: Les protestations contre l’intervention de la CEDEAO mettent le bloc régional dans une impasse

Les protestations généralisées contre l’intervention militaire au Niger et les accusations selon lesquelles l’ancien dirigeant colonial français serait à l’origine de la proposition de la CEDEAO d’essayer de réintégrer le président Mohamed Bazoum par la force pourraient avoir contribué à la décision des blocs régionaux de reporter une réunion militaire clé prévue samedi, selon le correspondant de FRANCE 24 Chinwe Ossondu dit.

La CEDEAO devra également écouter les demandes de la junte ou de la population derrière la junte, a-t-elle déclaré. Le cri du peuple en faveur de la démocratie doit également être pris en compte, ce que la CEDEAO a en fait un peu ignoré.

04h30: Des milliers de partisans du coup d’État se rassemblent au Niger alors que la CEDEAO suspend indéfiniment la réunion militaire

Des milliers de partisans du coup d’État au Niger sont descendus dans la rue vendredi pour protester contre les projets des pays d’Afrique de l’Ouest de déployer une force militaire dans le pays, alors qu’une réunion régionale clé sur une éventuelle intervention a été annulée.

La CEDEAO avait approuvé une « force en attente » pour tenter de réintégrer le président élu Mohamed Bazoum, le plus haut diplomate de l’UE s’inquiétant de ses conditions de détention depuis qu’il a été évincé par des membres de sa garde le 26 juillet.

Les chefs d’état-major des Etats membres du bloc ouest-africain devaient assister à une réunion samedi à Accra, la capitale du Ghana, ont indiqué vendredi des sources militaires régionales.

Mais ils ont déclaré plus tard que la réunion avait été suspendue indéfiniment pour des « raisons techniques ».

Les sources ont déclaré que la réunion avait été organisée à l’origine pour informer les dirigeants de l’organisation des « meilleures options » pour activer et déployer la force en attente.

La CEDEAO n’a pas encore fourni de détails sur la force ou un calendrier d’action, et les dirigeants ont souligné qu’ils souhaitaient toujours une solution pacifique.

Principaux développements à partir du vendredi 11 août :

Des milliers de putschistes ont manifesté vendredi soir devant une base militaire française à Niamey, la capitale du Niger. La manifestation est intervenue quelques heures seulement après que la CEDEAO a pris des mesures en vue d’une éventuelle intervention militaire dans le pays.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU a exprimé vendredi son inquiétude pour le président déchu du Niger, Mohamed Bazoum, et sa famille, affirmant que les conditions dans lesquelles ils étaient détenus se détérioraient rapidement.

Des informations crédibles que j’ai reçues indiquent que les conditions de détention pourraient constituer un traitement inhumain et dégradant, en violation du droit international des droits de l’homme, a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Turk, dans un communiqué.

Lireblog en direct d’hierpour voir comment les événements de la journée se sont déroulés.

(FRANCE 24 avec AFP, AP et Reuters)

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