Le nouvel accord de Microsoft avec le français Mistral AI fait l’objet d’un examen minutieux de la part de l’Union européenne
L’Union européenne étudie un partenariat entre Microsoft et la startup française Mistral AI
LONDRES — L’Union européenne examine le partenariat de Microsoft avec la startup française Mistral AI dans le cadre de son examen plus large du secteur en plein essor de l’intelligence artificielle générative pour voir s’il soulève des problèmes de concurrence.
La commission exécutive du bloc de 27 pays a déclaré mardi dans un bref communiqué qu’elle analysait l’accord entre les deux sociétés annoncé un jour plus tôt. Microsoft a refusé de commenter. Mistral n’a pas répondu à une demande de commentaire.
Microsoft a annoncé lundi qu’il s’associait à Mistral dans le cadre d’un investissement de 15 millions d’euros (16 millions de dollars) dans la société française, apparue il y a moins d’un an. L’accord pourrait réduire la dépendance du géant américain du logiciel à l’égard du créateur de ChatGPT, OpenAI, pour fournir la prochaine vague de chatbots et d’autres produits d’IA générative.
La commission, la principale autorité antitrust de l’UE, a déclaré qu’elle incluait l’accord dans le cadre de son examen plus large du marché de l’IA générative. Il examine les accords entre les géants de la technologie numérique et les développeurs et fournisseurs d’IA générative.
L’UE a commencé le mois dernier à examiner un accord de plusieurs milliards de dollars entre Microsoft et OpenAI, basé à San Francisco, qui pourrait conduire à une enquête formelle sur une fusion.