Le maire de Lure, où vit le frère d’un djihadiste de Bataclan, menace de commencer une grève de la faim
Éric Houlley n’agit pas cette menace de « gay de cœur ». Comme il explique à la France 3 Ce jeudi 27 février, le maire socialiste de Lure, à Haute-Saône, entamera une grève de la faim de samedi.
La raison: la présence dans sa commune de Karim Mohamed-Aggad, a présenté, mais surtout frère de Foued Mohamed-Aggad, l’un des auteurs de l’attaque de Bataclan le 13 novembre 2015. Condamné en mai 2017 à neuf ans de prison pour la nationalité française en novembre 2023 en Syrie.
« Le silence assourdissant » de l’État
Depuis juin 2024, Il est en résidence surveillée en leurre et ses 8 000 habitants. Une décision subie par Éric Houlley. Le fonctionnaire élu a reçu de nombreuses menaces, y compris une lettre anonyme où elle est menacée d’être tondu « .
Parmi ceux qui ont attaqué le maire de Lure, il y a Emeric Salmon, adjoint du rassemblement national du deuxième district de Haute-Saône. Dans une lettre ouverte envoyée au conseiller, il souligne « une opacité qui remet ». Pour sa part, le président du groupe RN du Conseil régional a parlé « d’un tristement célèbre accord avec le préfet, au mépris de la sécurité des habitants ».
Ce que le maire de Lure prétend, c’est « une expression claire de l’État, qui m’a laissé seul face à l’extrémisme et au torrent de la boue contre moi ». Éric Houlley veut « une solution à déplacer cette personne », ce qu’il a été « promis », selon lui. Selon le maire de Lure, la préfecture de Haute-Saône s’était engagée à « soutenir » et à le « protéger ».
« On m’a dit: » Nous supposerons la décision que nous avons prise, nous vous protégerons « », explique à la France 3 celle qui pointe « le silence assourdissant » de l’État.
Une démonstration de soutien à Éric Houlley aura lieu ce samedi à 11 h. Il suit ce rassemblement que le maire devrait commencer sa grève de la faim.